Léon Daudet se plaisait à dire que la ville de Lyon était arrosée par 3 fleuves, le Rhône, la Saône et le Beaujolais.
Devise pour devise, si une hirondelle ne fait pas le printemps, le Beaujolais Nouveau, lui, annonce bien l’hiver.
La production de Beaujolais est d’ailleurs considérable puisqu’elle représente en certaines années les 2/3 de toute la production bourguignonne et il est naturel que ce vin inonde le marché.
La production moyenne s’élève à 1,1 million d’hectolitres par campagne réparti en douze AOC (appellation d’origine contrôlée) : Beaujolais, Beaujolais Villages et dix Crus (Morgon, Régnié, Moulin à Vent, Côte de Brouilly, Brouilly, Julienas, Saint-Amour, Chenas, Chiroubles et Fleurie).
C’est en un paysage enchanteur, tortueux et vallonné, que le Gamay, cépage ailleurs contesté, s’épanouit sur des sols rougeâtres, dérivant de formations primaires de porphyre, schiste et granit.
Protégé par des vents d’ouest et des pluies par le massif Saint Rigaud qui culmine à plus de 1 000 mètres, le Beaujolais bénéficie d’un climat tempéré, moyennement froid l’hiver et chaud l’été que la seule grêle menace sérieusement.
Quant aux côteaux du Lyonnais, cette région est le prolongement du Beaujolais.
On y produit des vins rouges et rosés de Gamay (à 85% minimum) et des blancs de Chardonnay, Aligoté et Melon de Bourgogne. Fins et aimables, ce sont d’agréables vins de comptoir également, et surtout des vins de consommation courante au dessus de la moyenne.
Comme disait René Fallet, le Beaujolais nouveau coulait source dans les hommes, il ne repartirait qu’en leur laissant au cœur le plus clair de la vie, la vertu d’une serrure …
Alors ETRE UN BON GONE, C’EST BOIRE DU BEAUJOLAIS !











































A quand une dégustation ? Des années que j’attends de boire un bon Beaujolais. Le jour où vous me ferez aimer ça, je paie ma tournée. Le gamay est insipide à souhait en comparaison du pinot noir !