Célestins : l’histoire du Théâtre

Célestins : l’histoire du Théâtre

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yug11470 : Le couvent
Le couvent des Célestins de Lyon fut fondé en 1407 sur les bords de la Saône, à la suite de la donation de l’ancienne propriété des Templiers par Amédée VIII, comte puis duc de Savoie. A cet emplacement, les religieux édifièrent un couvent et une église, qu’ils occupèrent jusqu’en 1779.
A cette époque, le pape Pie VI ordonna la suppression du couvent, les religieux refusant d’exécuter un édit de Louis XV daté de 1768 qui ordonnait la conventualité de toutes les communautés religieuses.
L’archevêque de Lyon tenta de réunir les biens des Célestins à son clergé, mais après un long procès la propriété fut restituée en 1784 au roi de Sardaigne, descendant du duc de Savoie. Il la vendit l’année suivante à André Devouges qui entreprit de démolir les anciennes constructions et de lotir les terrains.

La « Société des Célestins », puis « Compagnie des Célestins », créée définitivement en 1789, avait pour objet « l’établissement d’un jardin au centre des terrains des ci-devant Célestins, la construction de 17 maisons environnant ce jardin, la distribution et réparation du bâtiment claustral qui formerait 7 maisons particulières dans l’une desquelles serait construite une salle de spectacle ».

63e99bfdd031792 : Le Théâtre des Variétés

Le premier théâtre, appelé « Théâtre des Variétés », fut inauguré en 1792. L’année suivante, le théâtre fut adjugé à Jean-Antoine Durand-Fornas et Jean-François Fournier qui l’exploitèrent jusqu’en 1838, date de sa vente à la Ville de Lyon.
En 1871, un incendie détruisit entièrement l’édifice, devenu d’ailleurs trop vétuste et trop petit pour les spectacles de la Ville de Lyon.

1873 : première reconstruction

Le 10 janvier 1873, la Ville de Lyon lança un concours pour la reconstruction du Théâtre des Célestins. Quelques mois plus tard, Gaspard-Abraham André, architecte lyonnais, remporta le premier prix et entreprit la reconstruction du théâtre qui s’acheva en 1877. Il s’agissait pour Gaspard André de sa première grande œuvre construite, que les contemporains s’accordèrent à juger très satisfaisante. Ses oeuvres majeures à Lyon ou dans les environs sont le temple protestant quai de la Guillotière (1872-1884), le Théâtre des Célestins (1873-1877 puis 1880-1881), la fontaine des Jacobins (1877-1886). On lui doit aussi l’hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine.

Les entrepreneurs et artisans employés sur le chantier étaient en majorité lyonnais, mais quelques entreprises parisiennes obtinrent certains marchés, telle la maison Diosse et fils chargée de la machinerie de la scène.

aze11880 : L’incendie

Dans la nuit du 25 au 26 mai 1880, un incendie se déclara près des loges situées sur le côté Nord de l’aile Ouest, à proximité du poste de pompier.
Les dégâts furent très importants. Un procès-verbal rédigé peu après détaille l’état du monument après le sinistre : les façades demeurent debout mais il ne reste presque rien de la salle ni de la scène, dont les charpentes se sont effondrées. La fumée ou l’eau avaient détruit ce que le feu avait épargné.

Certaines personnes accusèrent les pompiers du théâtre d’être responsables des désastres provoqués par l’incendie. Ils auraient été retrouvés ivres dans le foyer des artistes alors que le feu se déclarait près de leur local…

1873 : La deuxième reconstruction

Un mois après le sinistre, la Ville de Lyon décida de reconstruire immédiatement le Théâtre et demanda à Gaspard André de conduire lui-même les travaux. Hormis une restauration en 2005, le théâtre se présente actuellement dans sa version de 1873.


Découvrez la visite virtuelle du théâtre des Célestins.

Coté prix, cela reste très accessible de 7.50 à 30€ la place, pour une soirée sympathique dans un cadre somptueux, qui dit mieux ?

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