Le Cadet des légendes lyonnaises

Le Cadet des légendes lyonnaises

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Si l’on entend des bruits extraordinaires, si l’on découvre du désordre en rentrant chez soi, si les animaux domestiques ont une conduite bizarre, il faut savoir que l’on abrite des esprits nommés, selon les régions : lutins, servants, sarvans, follets, follatons… En pays lyonnais, on désigne sous le terme de Cadet. Héritier du « genuis loci » ou petit dieu lare de l’Antiquité, le Cadet aide à conserver la richesse et les biens de ses maîtres adoptifs tout en leur faisant mille misères anodines.

Cet esprit malicieux ne cesse donc de taquiner ceux qui l’entourent et se fait entendre par un petit rire moqueur qui accompagne la malice. Le Cadet est serviable, il donne un petit coup de main pour les foins et s’occupe des animaux, mais attention, il devient méchant si on le maltraite ou si l’on dit du mal de lui.

Des légendes régionales font prendre au Cadet l’allure d’un gros chat noir couché dans l’âtre et veillant sur les occupants de la maison.

« Tous les pays qui n’ont plus de légendes sont condamnés à mourir de froid »
Patrice de La Tour du Pin

Source : Hérésies et diableries à Lyon et alentours, Félix et Bruno Benoît.

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