Lyon : Capitale de la Soie

Lyon : Capitale de la Soie

Facebook0Twitter0Google+0Emailtumblr

Tout commence avec Etienne Turquet, négociant italien fixé à Lyon, songe à établir à Lyon des manufactures pour la fabrication des étoffes précieuses. Il s’associe avec Barthélemy Naris et fait sa demande aux membres du Consulat (assemblée municipale de l’époque). Le consulat accepte de leur donner les mêmes privilèges qu’à la ville de Tours, et installe ainsi la corporation des ouvriers en «draps d’or, d’argent et de soye» à Lyon. La Fabrique lyonnaise est née.
Au 17e siècle sous Louis XIV, l’essor de la France permet à la soie lyonnaise de s’affranchir de l’influence italienne. Elle devient le centre incontesté de la soie. En 1660, ils sont plus de 3 000 maitres-ouvriers qui font travailler 10 000 métiers. Au XVIII siècle la réputation des soyeux lyonnais gagne les cours européennes. l’activité double entre 1720 et 1760. En 1786, on dénombre à Lyon 14 000 métiers à tisser, qui occupent plus de 30 000 personnes. Durant le 19e siècle Le bouleversement des structures sociales voit la montée de la bourgeoisie qui, comme la noblesse, veut se vêtir avec de la soie. Et la restauration de 1814 va également permettre à la soierie lyonnaise de se diversifier grâce au vêtement liturgique. Vers 1805 l’arrivée des grands métiers à tisser va bouleverser la vie des ouvriers et modifier le travail de la soie. Les anciens couvents de la Croix-Rousse sont réquisitionnés car il fait des locaux avec de hauts plafonds. On assiste alors à la naissance d’un quartier manufacturier et surtout d’une catégorie professionnelle spécifique: les «canuts».

Pour terminer c’est un lyonnais Joseph Marie Jacquard qui met au point un métier a tisser, le célèbre métier à tisser Jacquard , permet à un seul ouvrier de manipuler le métier à tisser, au lieu de plusieurs auparavant.
Au travers de son histoire, Lyon se révèle comme la Capitale Européenne de la Soie.

illustration : Peinture d’Alexis – musée Gadagne.

Facebook0Twitter0Google+0Emailtumblr