Quel type de coopération préconisez-vous avec l’Afrique ?

Quel type de coopération préconisez-vous avec l’Afrique ?

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C’est là un défi gigantesque, peut-être l’un des plus importants des années à venir. Il est donc évident que nous ne pourrons évoquer ici que quelques pistes et quelques jalons de cet énorme chantier.

Tout d’abord il faut être bien convaincu que la question des migrations massives de population (avec tous les drames qui en découlent : déculturation, anomie sociale, conflits ethnico-religieux, difficultés économiques, déséquilibre géographique, chaos culturel, etc.) ne peuvent désormais plus se régler par la politique de la « forteresse ». Sur le long terme, une Europe embourgeoisée, trop nourrie et vieillissante ne peut rester indifférente, derrière des frontières que l’on aurait barricadées on ne sait trop comment, devant les masses jeunes et miséreuses, souvent portées par une foi religieuse forte, qui s’avancent vers elle. Sinon elle finira par être définitivement submergée, ne serait-ce que du fait de la pression démographique.

Donc, sans même évoquer la morale ou la charité, d’un simple point de vue pragmatique, si nous ne voulons pas assister à la concrétisation de la vision de Jean Raspail dans Le Camp des saints, il est impératif de forger des liens d’action et de coopération avec l’Afrique afin de parvenir à l’application partout sur la planète du principe « vivre et travailler au pays » qui nous semble être la base d’une existence humaine épanouie et d’une coexistence internationale harmonieuse.

Dans cette optique, plusieurs axes peuvent être envisagés :
- Mettre un terme au véritable « néo-colonialisme » économique des multinationales occidentales en Afrique dont les agissements (entretien de potentats à leur botte, corruption généralisée, abandon des cultures vivrières au profit des productions destinées l’exportation, etc.) nuisent autant aux populations locales entretenues dans une dépendance et une exploitation endémiques, qu’aux peuples européens subissant les conséquences (sociales, culturelles, sécuritaires, sanitaires…) de l’immigration venue de ces pays maintenus volontairement dans la précarité.
- Établir des partenariats pour l’aide au retour des populations immigrés dans leurs pays d’origine.
- Financer des programmes de co-développement conditionnés à l’investissement des pays bénéficiaires dans des politiques fermes et volontaristes de lutte contre l’émigration et de retour au pays.
- Aider au développement et à la réorganisation de l’agriculture vivrière locale. La crise du système économique actuel le doit être l’occasion de promouvoir une ligne identitaire africaine fondée sur l’indépendance et la souveraineté par la subsidiarité.
- Contrôler strictement toutes les aides financières qui doivent être versées le plus directement possible aux « projets » et non à des intermédiaires privés ou étatiques.
- Sensibiliser les opinions publiques européennes et africaines au fait que l’émigration n’est pas une solution réelle aux problèmes de l’Afrique, tant au niveau individuel que collectif. Il faut arriver à casser les représentations collectives faussées sur ces questions, seul moyen d’un changement de fond. C’est tout le sens du partenariat entre les Identitaires et la courageuse Association de lutte contre l’émigration clandestine (Alcec) du Camerounais Émile Bomba.
- Décoloniser nos imaginaires respectifs. Les Européens ne sont ni « le cancer de l’humanité » comme le prétendait Susan Sontag ni les hérauts des Lumières chargés, selon le mot de Léon Blum, du « devoir de civiliser les races inférieures » ! De même, les Africains ne sont ni des victimes éternelles de la colonisation, ni des sous-développés ataviques, mais bien des adultes politiques aptes à la souveraineté et à l’autonomie.
- Promouvoir la souveraineté africaine et le libre partenariat entre l’Afrique et l’Europe et en finir avec le principe plus qu’ambigu d’« ingérence humanitaire » et faire le ménage dans les ONG qui servent souvent de cache-sexe néocolonial aux pays développés. À l’inverse, les nations africaines doivent admettre que l’on puisse avoir de bonnes relations avec elles sans avoir à accepter des millions de leur ressortissants chez nous. C’est même le meilleur moyen pour rétablir de saines relations de confiance et de respect.

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