Fabriquer en France

Fabriquer en France

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Fini le bel Eldorado économique de la Chine ou de la Roumanie … Malgré leurs bas coûts, les problèmes de qualité et de livraison incitent de plus en plus les enseignes françaises à relocaliser leur fabrication sur l’hexagone, bénéficiant ainsi d’une qualité plus fiable et du positionnement prestigieux du « fabriqué en France » sur l’étiquette. Découverte !

Alors que la grande vague des délocalisations amorcée au début des années 2000 détruirait chaque année 15 000 emplois en France selon l’Insee, certains entrepreneurs réfléchissent à un nouveau développement plus « responsable ».

glGeneviève Lethu

Marque emblématique des arts de la table depuis 1972, Geneviève Lethu avait décidé, pour des questions financières, de délocaliser sa production en Chine. Mais face aux nombreux problèmes liés à la qualité, au non respect des cahiers des charges, des normes alimentaires, conjugués à la forte augmentation des salaires en Chine, cette marque rochelaise typiquement française a décidé il y a trois ans de rapatrier la majorité de sa production en France.

C’est ainsi que Geneviève Lethu a engagé des collaborations avec des entreprises artisanales du tissu industriel français. Les textiles sont ainsi produits chez les tisserands des Vosges, la coutellerie dans la région de Thiers, de la vaisselle en grès dans le sud de la France et certains chromistes de Limoges. Faisant une grande partie de leur chiffre d’affaires à l’export, cette relocalisation fait partie intégrante de sa stratégie d’image. L’étiquette du « made in france », renvoie indéniablement une image qualitative et prestigieuse du produit.

La Mascottelm

Face à l’arrivée en masse des textiles chinois vendus jusqu’à dix fois moins cher que ceux fabriqués en France, les ateliers de tricotage roannais de « La Mascotte » avaient décidé de délocaliser la production en Bulgarie et au Maroc. Mais au final, ils ne gagnaient que 20% de prix de revient par rapport aux prix français. Le PDG Georges Lustigman a donc fait le pari de rapatrier ses ateliers à Roanne, jouant ainsi sur la proximité et la réactivité avec ses clients. Rapidité de conception, de fabrication et de livraison sont ses principaux atouts. Avec un Chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, et 30 salariés, son pari a fonctionné !

aqwAtol

Pour l’opticien Atol, le problème soulevé de la fabrication de sa gamme de lunettes à branches amovibles Ushuaia en Chine, était d’une part la faible qualité des finitions et d’autre part les délais de fabrication trop longs, notamment pendant le nouvel an chinois. Depuis 2 ans, cette gamme de lunettes a donc été relocalisée dans le Jura auprès de deux sous-traitants : Oxibis et Modern’Optique. L’étiquette « made in france » est donc revenue sur les lunettes de la marque, au plus grand bonheur des clients, malgré la hausse du prix de vente. « Le consommateur français est prêt à payer environ 15% plus cher sa paire de lunettes 100% franco-française ».

Decathlon src= »http://www.lyonlemelhor.org/wp-content/uploads/decat-300×195.jpg » alt= »decat » title= »decat » width= »300″ height= »195″ class= »alignright size-medium wp-image-1395″ />

Alors que 80% des pièces proviennent de Chine, et que l’assemblage se fait principalement en Europe de l’Est, Décathlon commence à rapatrier la production des vélos b’Twin en France. La raison ? La protection des innovations technologiques brevetées développées par l’enseigne nordique. En effet, les usines chinoises se spécialisent dans des domaines de production, et des copies sont vite fabriquées…
Rapatriée dans l’ancienne usine Altadis en banlieue lilloise, l’entreprise doit désormais supporter un surcoût estimé à 5 euros environ par vélo produit, mais qui devrait être compensé par une gestion des stocks en flux tendu et des frais de transport réduits, l’étiquette environnementale et éthique en plus !

cvbSamas

Après avoir décidé un peu vite de délocaliser en Chine une ligne de caissons en 2000, ce spécialiste d’ameublement de bureau a fait ses calculs . Entre les délais de livraison aléatoires, le coût du transport ou la perte de containers, la facture finissait par être salée. En 2004, la société était au bord du dépôt de bilan. Il suffisait pourtant de gagner 10% de productivité pour pouvoir revenir en France. Ce qui a été réalisé dans l’usine de Picardie. Cette réflexion sur sa stratégie industrielle a poussé Samas France à choisir un positionnement plus qualitatif.

> source : fabriquerenfrance.com

> voir aussi l’article du Projet-Apache au sujet du superbe site internet de FEF.

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