La Joute Lyonnaise

La Joute Lyonnaise

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Les joutes nautiques remontent à l’antiquité. En France, on en parle surtout à partir du Moyen Age, période où elles connaissent un succès grandissant en même temps que les tournois. Mais le plus ancien document de l’époque post-latine fait état d’un tournoi de joute a Lyon le 2 juin 1177, pour la commémoration du millénaire des martyrs chrétiens de Lyon et de Vienne.

Les joutes lyonnaises font incontestablement parties du patrimoine de notre fleuve. Héritage des mariniers du Rhône, elle a peu a peu évolué, le jeu se muant progressivement en un sport a part entière. L’esprit de camaraderie est le maître mot des jouteurs, qui savent aussi défendre leurs couleurs avec acharnement.

Le principe est simple : deux bateaux plats, non décorés, l’un de couleur rouge, l’autre bleu, propulsés par des rameurs, se croisent par la gauche. Le jouteur de chaque barque est placé sur le « tabagon », une plate-forme à l’arrière du bateau au ras de l’eau. Le jouteur porte une lance et un plastron et doit planter le fer de sa lance au centre du plastron de son adversaire. Le but de la joute est de déséquilibrer l’adversaire pour l’envoyer « à la baille ». Pendant toute la durée de la poussée, les deux pieds du jouteur doivent rester en contact avec le tabagon (sinon il sera déclaré « mouillé » pour avoir  » briqué »).

La position du jouteur est particulière: elle est proche d’un grand écart latéral. Le pied droit est en arrière « calé au taquet ». La jambe gauche est en avant. Deux attitudes sont possibles : la première, jambe « cassée » avec le genou avant légèrement plié, la jambe arrière tendue, l’autre, plus esthétique, jambe avant tendue exige plus de force et de souplesse.

Par son histoire, son parler Lyonnais et son esprit, la joute lyonnaise est une part non négligeable de l’identité de notre ville.

sd1

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