La dictature du métissage

La dictature du métissage

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Dans le contexte de la mondialisation triomphante, les médias, les artistes et la classe politique n’ont qu’un seul mot à la bouche (enfin, deux) : “diversité” et “métissage”. Les professionnels périmés de l’anti-racisme se sont convertis au Veau d’or du “métissage” car, pensent-ils, il n’y a plus de rejet de l’Autre possible dès lors qu’il n’y a plus d’Autre en tant que tel : c’est-à-dire quand il n’y aura plus qu’une seule couleur, une seule langue, etc. Bref, quand il n’y aura plus de différences entre les hommes : les peuples et leur identité doivent donc céder la place au citoyen du monde, l’idiot du village global. Ainsi, sans le savoir (quoi que…), les anti-racistes autoproclamés se font les hérauts zélés de la globalisation qu’ils dénoncent par ailleurs en bons militants de gauche et d’extrême-gauche pour la plupart d’entre eux. Triste schizophrénie… Qui ne s’arrête pas là puisque, par définition, “diversité” et “métissage” sont deux mots parfaitement contraires : mélangez du bleu et du jaune, vous n’obtiendrez qu’une seule couleur. Alors que la diversité consiste à laisser s’exprimer la polyphonie des couleurs. De la même manière, le métissage prôné jusqu’à l’acharnement maladif sur toutes les ondes s’oppose irrémédiablement aux apologies passionnées de la “diversité”.

Au niveau international, le seul “métissage” connu est celui de la mondialisation, tremplin vers l’américanisation des cultures et des modes de vie (culte de l’argent-roi, financiarisation du capitalisme, désacralisation du rite religieux, malbouffe, féminisme revanchard et agressif, …) Or, les peuples du monde, trahis par leurs élites, refusent pourtant ce “métissage” forcé qui se traduit par l’imposition rampante mais non sans brutalité de l’american way of life. Au niveau français et européen (sauf dans les contrées les plus reculées du Vieux continent), ce “métissage” se traduit dans les faits par une islamisation assumée : construction de mosquées et d’écoles coraniques subventionnées par les pouvoirs publics, menu des cantines scolaires entièrement hallal, horaires de piscines réservés et traitements privilégiés dans les hôpitaux, l’islam traité de manière complaisante à l’école, … Ainsi, le “métissage” n’existe pas. Car, dans les faits, ce qu’on appelle “métissage” est en réalité la disparition d’une culture avalée par une autre ! Et même au niveau relationnel, les couples mixtes sont relativement peu nombreux. Aujourd’hui, le musulman pratiquant ne souhaite rien de moins que de se métisser avec une société occidentale décadente et pourrie de l’intérieur : le feuilleton télévisé qui nous montre une jeune et jolie beur de banlieue devenir mannequin et se marier à un cadre sup’ 100% français de souche n’est qu’une farce grotesque.

Face à l’américanisation des modes de vie, le réflexe est – à juste titre – plutôt au repli identitaire, c’est-à-dire à la fuite dans son cocon communautaire. Pour réveiller et radicaliser une identité, il n’y a rien de plus efficace que de l’humilier et de la brocarder comme “réac” ou “archaïque” ! Autrement dit : plus la mondialisation uniformise les modes de vie et plus les révoltes identitaires se font nombreuses et violentes (et moins il y a de “métissage”).

Les personnes qui sont profondément convaincus d’être “métis” ne le sont pas la plupart du temps : bien au contraire, elles s’inventent cette identité “métis” pour faire oublier leur crise d’identité et les déséquilibres psychologiques qui en découlent. Ce sont souvent des purs produits de la société de consommation : des gens sans religion, sans mémoire, sans histoire, des gens “en ruine”. L’auto-proclamation “je-suis-métis !” n’est qu’une thérapie à bas coût pour bourgeois occidental moyen qui ne sait pas qui il est (et qui en crève). En témoigne le clip du morceau Métis de Yannick Noah où s’agitent des pantins américanisés dont l’identité soi-disant “métissée” se résume en fait à une imitation pitoyable de la culture gangsta rap américaine.

Il faut défendre sans ambiguïté la diversité des peuples du monde : quelle diversité y a t-il si tous les peuples se ressemblent ? Par conséquent, pour garantir la diversité des cultures, encore faut-il respecter les frontières qui séparent les unes des autres : les frontières sont faites pour s’ouvrir aux échanges les plus enrichissants qui soient, mais elles ont aussi été conçues pour pouvoir se refermer afin de protéger les uns et les autres des raz-de-marée migratoires et des impérialismes économico-culturels qui font imploser les sociétés. Où serait “l’échange” entre l’Arabie Saoudite et une France islamisée? Et entre les Etats-Unis et un monde américanisé ?

Le “métissage” n’existe pas plus que la coexistence de communautés culturellement opposées n’est possible. Le seul métissage qui ait réussi est celui de l’américanisation. Autrement dit, le métissage c’est l’uniformisation. La diversité, c’est la défense des identités !

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