Quelle différence avec la droite nationale?

Quelle différence avec la droite nationale?

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Deux choses fondamentales : les idées et les méthodes.

Les idées tout d’abord : le FN et les mouvements de la droite nationale et souverainiste tiennent un discours jacobin et républicain hostile à l’Europe et aux patries charnelles que sont les régions, ce qui les amène à refuser la triple appartenance région/nation/Europe. Ainsi le MPF et le FN sont-ils d’une farouche hostilité à l’euro et à toute construction européenne, et considèrent les langues régionales comme un danger pour la cohésion nationale. Pourtant, en même temps, certains au FN courent après l’électorat beur voire tentent de rallier les musulmans radicaux.

Ainsi, alors que le Front national ne défend que l’identité nationale, nous pensons qu’il est nécessaire de promouvoir à la fois les identités charnelle, historique et civilisationnelle. Pour le Front national, ces identités sont antagonistes. Pour nous, elles sont complémentaires.

D’autre part, le Front national associe la question de l’identité et celle de l’acceptation des « valeurs républicaines ». Dans sa logique intégrationniste, il considère qu’un Maghrébin vivant en France, maîtrisant notre langue et respectant nos lois devient illico un Français à part entière. Pas pour nous, car il lui manquera toujours deux des trois composantes de notre identité, la charnelle et la civilisationnelle : il ne sera jamais alsacien (ou breton, ou corse, etc.) pas plus qu’il ne sera européen.

Les méthodes ensuite : la droite nationale se concentre uniquement sur le terrain électoral. Or, nos considérons que le pouvoir ne se prend pas uniquement par les urnes et que l’engagement électoral doit rester un moyen supplémentaire au service de nos idées et pas une fin en soi.

Pour prendre le pouvoir, encore faut-il déjà réussir à conquérir les esprits et à créer des contre-pouvoirs. Cela passe par le développement de structures (associations, syndicats, etc.) et de projets métapolitiques mais également par le recours à divers outils (médias, réseau Internet, etc.) susceptibles de diffuser notre conception du monde. Face à la stratégie du tout-présidentiel, nous avons toujours opposé la logique de l’enracinement local. Face au tout-électoral, nous avons toujours dit que le combat devait être total et que cela passait par divers modes d’action : développement du réseau associatif, prise de contrôle de médias alternatifs, priorité à l’action et à une présence permanente sur le terrain, opérations d’agit-prop menées dans une logique de « franc-tireur » pour sensibiliser l’opinion, etc. Mais aussi, quand l’occasion le permet, présence aux élections pour faire profiter le courant identitaire d’une fenêtre médiatique.

Pleinement conscient de ces différences, chaque militant identitaire est libre de voter ou non pour une formation de la droite nationale, selon sa vision des choses.
Il peut également arriver que des militants des deux camps se rassemblent ou s’entraident pour certains événements.

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