C’est une excellente mesure, de bon sens et de simple décence. Pour nous, l’économie virtuelle, qui ne repose que sur la seule spéculation – et les crises de 2008 l’ont illustré dramatiquement ! –, doit être combattue.
Sans attendre la taxe Tobin (qui nécessite un accord au niveau planétaire), les Européens pourraient d’ores et déjà prendre des mesures pour détourner les flux financiers spéculatifs vers l’économie réelle. Un fonds de solidarité européen pourrait ainsi être alimenté par l’argent collecté. Évidemment, le fonctionnement de ce fonds devra être sévèrement contrôlé pour ne pas tomber dans le tonneau des danaïdes des dépenses publiques inutiles.
N’imaginons pas cependant qu’une seule mesure puisse suffire à remettre l’économie et, surtout, les marchés, au service du bien commun. C’est l’idéologie ultralibérale qu’il faut démonter pièce par pièce pour rendre au pouvoir politique sa primauté sur le pouvoir économique.










































La personne qui achète un appartement car la valeur de la pierre monte, spécule. Celui qui achète de l’or, une toile, une voiture ancienne (ou récente), spécule. La seule différence est les connaissances nécessaires. Pourquoi cette spéculation choque moins? Peut-être que la “décence” est de le cacher. Le monde des traders, dont on ignore tout, est depuis des années mis sous les projecteurs. Voir un individu, une tasse de café dans la mains gauche et la souris dans la droite, réaliser des gains supérieurs à 10ans de travail d’un ouvrier est choquant. Surtout le fait qu’un ouvrier réalise un objet matériel (économie réelle comme on aime dire ^^) alors que le trader fait du “vent financier”.
Mais je vous en prie, ne tombez pas dans cette idéologie franco-française d’anti-”ultra-liberalisme” (ce terme est une invention française qui ne repose sur rien). La crise des subprimes était soutenue indirectement par l’Etat US qui etait satisfait de voir des “pauvres” pouvoir s’acheter une maison. Ca a duré des mois consécutifs et a aucun instant il n’a cherché á vérifier la solidité du système.
Il faut des impôts/taxes pour que l’Etat puisse maintenir sa fonction sociale, de décence et de sauvegarde de la culture (les 2 dernières sont dans les fondations du libéralisme décrit par Heyek) Mais il faut des prélèvements réfléchis qui ne freinent pas notre économie. Empêcher une personne de récupérer ses billes rapidement ou a moindres frais va augmenter le cout du crédit, ce qui sera un frein a notre compétitivité internationale. On ne peut pas vivre en autarky et il faut nous donner les moyens de combattre pour gagner. Les problèmes de financement bancaire (surtout court termes) met bien plus de PME fr. en difficulté que ce qui passe pour du “muse muse de guignolots a lunettes”.
La dernière phrase en gras me laisse perplexe (outre le fait que l’ultralibéralisme n’est pas une Ecole/idéologie… l’auteur étudie à Lyon2?). N’est-ce pas vouloir un pouvoir central tel que le communisme ou un régime dictatorial? La vision de l’économie par les identitaires m’interesse beaucoup.