Pour qui nous battons-nous ?

Pour qui nous battons-nous ?

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Pour qui nous battons-nous ? Une question qui n’appelle pas de réponse évidente. Une question que nombre de militants – et ceux qui seraient tentés de l’être – se posent au moins une fois.

Il faut dire qu’il y a de quoi désespérer. Dans les rues de Lyon, il n’est plus exceptionnel de croiser de jeunes blancs portant des tee-shirts « African Power » ou « Maghreb United ». On rencontre aussi de jeunes européennes voilées, arborant une main de Fatma en pendentif ou qui jurent se « sentir noires à l’intérieur ». D’autres petits bourgeois encore, à l’instar de ce cher F. G., ramassent des baffes, excusent leurs agresseurs, en redemandent et prennent bien soin d’étouffer en eux tout germe de révolte. Et puis il y a, bien évidemment, ce « peuple de veaux » qui votent avec ses pieds.

Certes nous nous battons pour différentes raisons : en mémoire de nos ancêtres, pour protéger et honorer ce qu’ils ont bâti ; pour l’honneur parfois ; pour nos enfants sans doute. Mais notre combat ne s’inscrit pas dans un cadre autarcique : qu’on le veuille ou non, nous avons besoin des autres et les autres ont besoin de nous. Or, les autres ne sont pas toujours à la hauteur de nos espérances et, bien souvent, le sentiment de crier dans le désert nous submerge.

Et bien, puisque nous avons parfois du mal à apprécier les résultats concrets de notre action, nous produisons ci-dessous la liste de ceux qui sont venus grossir les rangs de Rebeyne!. En 6 mois nous avons fait beaucoup de choses, rencontré quantité de sympathisants. Certains ne sont pas restés, d’autres reviendront sans doute plus tard. Mais un certain nombre ont décidé de rejoindre notre communauté et pour longtemps, nous l’espérons.

Ils sont étudiants en droit, en communication, ou en histoire, chef d’entreprise, néo-bacheliers (bravo à eux!), serveurs, documentaliste, cadres, lycéens, cuisiniers, menuisier, chargé d’accueil ou de logistique. Ils ont entre 16 et 32 ans. Ils viennent de quartiers tranquilles ou moins tranquilles, de Vénissieux, Saxe-Gambetta, Vaise, Part-dieu, Villeurbanne, des Monts d’Or, de l’Est ou de l’Ouest lyonnais.

Ils ont leurs soucis quotidiens, comme tous : des études, un travail à trouver, une famille à fonder, une vie à construire. Mais ils ont choisi de donner un moment de leur temps, plusieurs fois par semaine le cas échéant, pour coller des affiches ou fabriquer un pochoir, pour assister à un cercle de formation ou à une visite culturelle, pour participer à un week-end de cohésion, pour tracter tôt le matin à Grange-Blanche, ou coller tard le soir à Perrache, ou même rédiger un article pour notre site.

C’est aussi pour eux que nous nous battons. Non pas pour la gloriole d’un petit chef mais pour notre famille élargie, pour notre communauté.

Que soient donc remerciés pour leur participation, leur soutien, leur aide, ou leur dévouement :

Alexandre, Pierre, Tristan, Arnaud, Dominique, les Damien, Marion, les Thibault, les Ludovic, Franck, Thomas, Benjamin, Clémence, les Maxime, Olivier, Emmanuel, Bastien, Théo, Lucas, Frédérique, Gérald, Sylvain, Yannick, Julien, Charlotte, Axel, Jean-David…

… et les autres, qui contribuent, chacun à leur façon, à construire une jeune résistance enracinée à Lyon.

Qu’ils sachent que demain nous appartient. REBEYNE!

article de Pierre-Vincent L – Projet-Apache modifié à la lyonnaise.

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