La société de l’i-phone

La société de l’i-phone

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Les identitaires ont toujours décrié les mesures ou propositions démagogiques qui concernent l’écologie. Mais nous avons toujours prétendu qu’il était nécessaire de combattre les effets pervers du capitalisme afin de préserver les ressources naturelles de notre planète. Par effets pervers, nous entendons principalement toutes les manœuvres opérées par la société de consommation (innovations inutiles, manipulations marketing etc..), qui poussent les consommateurs à consommer plus pour s’épanouir plus.

Afin d’illustrer au mieux nos propos, nous allons prendre l’exemple de l’I-phone de Apple. Lors de la sortie des premiers I-Phone en novembre 2007, cette merveille de la technologie n’était pas capable de réaliser des films. Alors que le consommateur moyen sait que les téléphones portables sont vendus avec des caméras depuis les années 2002. C’est à partir de ce constat que l’on sent venir l’escroquerie. En effet, lors de la sortie du deuxième I-Phone, l’utilisateur peut (enfin) enregistrer des vidéos. Une innovation dont le savoir faire était maitrisé depuis déjà des années, mais qui permet de redonner un nouvel élan au produit afin d’augmenter les ventes. D’autant que le consommateur bénéficie de réduction si il est déjà détenteur d’un i-phone. Donc il rachètera un i-phone pour satisfaire son envie, mais pas par nécessité. Et cela n’est pas terminer, en effet une rumeur voudrait que Apple soit sur le point d’annoncer la sortie prochaine d’un troisième I-Phone. Les résultats sont là, le deuxième I-Phone a été vendu en un millions d’exemplaires après deux jours de commercialisation, contre plus de soixante dix jours pour le premier.

Les ingénieurs jouent sur les sorties successives d’innovations que l’on maitrise déjà, les services marketing, sur le concept de nouveauté (un nouvel i-Phone par an, formidable !) et sur la rupture de stock. La rupture de stock a été largement utilisée lors de la vente du premier i-Phone. Voilà un moyen de faire « bander » le consommateur moyen, de créer chez lui le désir ! tout est basé sur le sensationnel. On lui répète partout que l’outil révolutionnaire est en rupture de stock. Cela crée un sentiment de désir qui est transformé en acte d’achat lorsque (miracle) quelques jours plus tard, il est à nouveau possible d’acquérir LE téléphone. Ces différentes méthodes sont les fondements mêmes de la société de consommation. Tous les procédés, surtout les plus vicieux, sont mis en œuvres pour réduire le bonheur de l’homme, en bonheur matériel. L’effet est double, en plus d’entraîner une perversion de l’esprit, ces méthodes détruisent la planète. En effet, la relance perpétuelle des ventes de l’i-phone, impose à Apple d’augmenter la production. Seulement voilà, plus l’on produit, plus on a besoin de matières premières et d’énergies afin de transporter les marchandises, et plus l’on pollue. Sans oublier le coût de ces achats inutiles : les français n’ont plus d’argent pour leurs achats alimentaires mais ils changent de portable tous les ans…

Nous n’encourageons pas le consommateur à vivre comme un homme des cavernes, démunis de tout objet industriel ou technologique, mais l’invitons par contre à changer sa conception matérialiste du bonheur, et à réfléchir à tous les effets pervers de l’acte d’achat superflu, et à ses conséquences.
« En ai-je vraiment besoin? » Une question que nous devons nous poser plus souvent.

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