Le grand débat

Le grand débat

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Aujourd’hui, grâce à nos élus, nous venons de découvrir qu’il se pourrait que peut être il existerait une once « d’identité nationale » dans notre pays.

Un débat se met en place : « Que faut-il inclure sous ces termes? » En d’autres termes : « Comment faire en sorte de calmer une clameur populaire en puissance, sans toutefois offenser les minorités ? »

Parce que c’est bien de cela dont il est question.
On a d’ors et déjà quelques éléments de réponse avec les propositions de M. Eric Besson, notre ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (tout un programme) :

1. Prévoir que l’ensemble des jeunes Français devront chanter au moins une fois par an, le cas échéant, après une séance pédagogique sur ce thème, l’hymne national.

2. Mettre en place, dans toutes les préfectures de département, des cours d’instruction civique, ouverts à tous, sur le modèle de ceux qui seront expérimentés par les préfectures du Rhône et des Bouches-du-Rhône à partir de janvier 2010.

On continue de farfouiller sur le site du grand « débat » sur l’identité nationale, et là on cherche la webcam cachée, celle de mon ordinateur peut être ? Non, rien !
L’introduction suffit à se faire une idée :
 » Notre Nation s’est constituée au fil des siècles par l’accueil et l’intégration de personnes d’origine étrangère. Ce grand débat doit permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration. « 

La suite nous n’est pas non plus piquée des vers : Pour synthétiser ( et non pas occulter des passages de façon journalistique ), on va rechercher une élévation du niveau de pratique de la langue française. Se mettrait en place un parrainage républicain en vue d’aider les ressortissants étrangers à s’intégrer. Il faudrait également ouvrir l’école aux parents pour les familiariser aux valeurs de la République. Pour finir: on nous propose également un entretien d’assimilation et des cérémonies plus solennelles lors de l’accession à la nationalité française.

La lecture des réponses de la partie « Pour vous qu’est ce qu’être français? » est également très instructive. Après avoir remarqué que les commentaires non « conformes » étaient supprimés systématiquement, il est intéressant de voir que la totalité des contributeurs évoquent l’identité nationale sous le fanion des valeurs républicaines. Comme si la liberté, l’égalité et la fraternité étaient des spécificités franco-française, comme si respecter une devise vous donnait une nationalité, comme si la France n’avait pas existé avant la République, alors que cette dernière a à peine plus de 200ans.

Une question simple me vient à l’esprit : Et moi dans tout ça ? Oui, moi je ne suis pas ressortissant étranger, je parle français couramment, et ma famille est il me semble assez familiarisée avec les valeurs républicaines.
D’un débat sur l’identité nationale on en arrive à chercher des solutions pour intégrer des immigrés. Car oui, on l’avoue enfin, la méthode actuelle ne fonctionne pas vraiment…

Nous, identitaires, nous parlons de l’identité historique française depuis des années déjà, et nous n’avons jamais eu accès à tous ces médias pour en parler. Les journaux télévisés n’ont jamais accordé la moindre minute pour parler de ce sujet sur lequel nous pensons avoir notre mot à dire.

Pour ces raisons, nous proposons de faire gagner à tout ce beau monde quelques années. Au lieu d’attendre encore 10 ans pour se rendre compte qu’il existe bel et bien une identité régionale, pourquoi pas ouvrir un autre débat dès maintenant ? Et sans avoir la prétention de donner des leçons ( remarquez, avec toutes celles que nous recevons depuis des années, on serait bien en droit d’en dispenser maintenant) il se pourrait qu’il existe une identité européenne.

Pour revenir à notre identité régionale, nous proposons (pour ne pas chercher plus loin que M. Besson) de remettre au goût du jour la langue régionale. Car les régions qui font la France (oui il existe des régions, et pas simplement administratives) ont elles aussi leur langue, et qui, contrairement à la langue arabe enseignée de plus en plus souvent dans nos établissements publics qui n’a historiquement été parlée que lors d’invasions, ont elles participé à la construction de notre pays.

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