Identitaire de Lyon et ses faubourgs

Identitaire de Lyon et ses faubourgs

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D’un havre de paix ouvrier aux bleds du Maghreb …il n’y a qu’un pas. Car il y a notre belle cité Lyonnaise et ses neuf arrondissements mais aussi ses banlieues et ses campagnes.

De la Duchère à Valmy mais aussi de Vénissieux à St-Priest et de Bron à Mermoz en passant par la colline de Rillieux. Tout ces quartiers, ces faubourgs Lyonnais constituent une partie du territoire des gones. Car oui les petites villes que certains pourraient qualifier de terres conquises par « l’envahisseur » ont elles aussi leurs histoires lyonnaises et sont sans aucun doute encore peuplées par des Européens de souche. Car ces proches banlieues ne doivent pas être laissées au dépourvu, et que notre mouvement identitaire lyonnais ne subira jamais de frontières sur son propre sol. Nous clamerons toujours que nous sommes chez nous là où nos ancêtres ont construit ce que les arrivistes n’ont jamais réussis à faire chez eux.

Pour faire suite à ce petit article nous vous laissons admirer un petit extrait du magnifique recueil de souvenirs laissé par Madame Clarisse PENISSON une Lyonnaise qui connu nos banlieues notamment la petite ville de st fons située à 15 minutes du centre ville de Lyon bien avant la vague massive d’immigration.

A Michel Simonet, Lyonnais des faubourgs,
Qui vint partager la vie ouvrière de St-fons
Et celle des pirates et sauvetaurs du Rhône.
St-fons, mai 1979

Dans ce recueil de souvenirs, j’ai essayé de décrire la vie des années d’avant guerre, telle je la voyais se dérouler autour de moi, dans le cadre de ma famille lyonnaise et chez mes parents, dans le milieu ouvrier de st-fons.

Certains de ces souvenirs arrivent d’assez loin, légués par mon père et s’enchainent aux miens, d’autres s’en viennent au travers des années et des guerres, se répercuter sur notre temps.
Je n’étais alors, qu’une gamine menant la vie turbulente des gosses de banlieue, disposant de grand espaces non urbanisés où ils pouvaient s’ébattre en toute liberté, mais je ressentais intensément les petits et grands évènement dont j’étais témoin et j’étais avide de tout comprendre.
Nous habitions rue Carnot, près de la place Michel Perret, du nom de l’industriel à l’origine des usines St-Gobain.
Notre première grande aire de jeux, sera les terrains de la Cressonnière, qu’un délicieux ruisseau, tout petit affluent de notre grand Rhône, traversait en diagonale. Une partir était exploitée en cressonnière, sur l’autre étaient établis des jardins ouvriers. Ils comportaient également des marais et parcelles herbeuses ou broutaient des chèvres. Sous les iris du pont, se cachaient quelques rares petites écrevisses et il nous arrivait de fermer la main sur de filiformes poissons argentés qui glissaient entre nos doigts.
Puis notre famille émigra rue des Ecoles, un des plus vieux quartiers de St-fons. La vaste gravière du PLM où nous effarouchions des légions de larmises engourdies de soleil, nous offrit alors, de rudes pentes de glissades et culbutes. Que de jeux épiques n’avons-nous pas organisés sur les talus et les piles de traverses bien montées par les équipes d’entretien de la voie.
Quant aux iles du Rhône, elles étaient une jungle merveilleuse ! Il nous était défendu de nous y aventurer sans la compagnie d’une grande personne : soit mon père où un voisin allant couper des rames pour leurs haricots ou cueillir des aspèrges, soit notre mère, en quète d’herbe fraiche pour ses lapins.
Nous allions souvent à Lyon, sous la conduite de mon père, Lyonnais averti. Il nous apprit à connaitre et à aimer la ville de son enfance. A Saint-Fons, nul interdit, pas de barrière : nous pouvions nous poursuivre à perdre haleine et fouler sans dégat l’herbe rude des sentiers et des talus, cueillir paquerettes, grandes marguerites verges d’or, plumets des joncs et framboises noires acidulées des îles. Tout nous appartenait !
A Lyon, nous devions nous promener sagement, en tenue correcte, au long de larges avenues bordées de magasins aux étalages tentants, admirer monuments et églises dont la majesté nous impressionnait. Les places sablées nous offraient leurs bancs, des pelouses d’herbe bien verte, protégées par des barrières et des parterres de fleurs rutilantes, auxquelles il ne fallait pas toucher.
Ces différences m’apprirent que la beauté se créait, s’entretenait et se protégeait. Que le comportement des citoyens d’une grande ville devait en tenir compte et respecter le bien et la tranquillité de tous.
Très vite, je compris que notre petite cité encore frustre, commençait seulement à écrire son histoire et à se faire une place dans un monde industriel insensible, se souciant peu de l’environnement, des bonnes manières et de qualités intellectuelles superflues ; que la grande cheminée de ST-Gobain, les fortifications et notre beau Rhône scintillant au soleil, bornaient par trop notre vie ouvrière et que, pour échapper à l’emprise de nos usines chimiques, pour connaitre la beauté, le savoir et s’appuyer sur le passé, il fallait franchir les ponts de Lyon, cité millénaire. Je découvrais la vie !

Clarisse Alice PRAS PENISSON.

Rebeyne! dédie cette noble page à tous ses frères et toutes ses sœurs de la jungle urbaine.

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