Si vous n’êtes pas encore convaincus par les méfaits du nationalisme, et de sa responsabilité dans la destruction de l’Europe à partir de 1914, ce livre est pour vous. Tout y est expliqué et illustré.
C’est une lecture claire et accessible à tous, qui justifie une nouvelle fois l’éloignement des Identitaires avec la doctrine nationaliste.
Après nous avoir fait redécouvrir qui nous étions grâce à “Histoire et Traditions des Européens”, Dominique Venner donne dans ce livre, l’ensemble des cartouches intellectuelles nécessaires pour comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Un monde qui a été façonné par les deux grandes guerre du XXème siècle responsables de l’écroulement de l’Europe et de l’hyper domination américaine.
Quatrième de couverture:
“La guerre de 1914 fut l’évènement fondateur du XXème siècle. Après avoir tué neuf millions d’hommes, cette guerre liquida les trois empires et les aristocraties qui charpentaient l’Europe. De ce séisme, tout le reste a procédé : de terribles colères et d’immenses espoirs, la montée des utopies révolutionnaires et l’avènement de régimes nouveaux, puis une Seconde Guerre mondiale plus destructrice encore que la Première. Elle engendra le déclin de l’Europe, la décolonisation, la destruction de la sociabilité européenne, l’américanisation des mœurs, l’immigration et le terrorisme.
Après 1918, sur les décombres de l’ancienne Europe, quatre figures, le président Wilson, Lénine, Mussolini et Hitler, ont incarné les grandes utopies du XXème siècle. Ils sont à l’origine de la lutte sans merci de quatre systèmes rivaux. De celle-ci, qui occupa une large partie du siècle, est issu le monde dans lequel nous vivons.
Ce livre analyse les idéologies et leurs influences sur le comportement des hommes et le déroulement de l’Histoire. Dominique Venner explique la genèse et la succession des luttes mortelles qui prirent leur source dans le conflit de l’été 1914 et dont le libéralisme américain est sorti vainqueur. Pour combien de temps ? Sur cette question, l’auteur pose des hypothèses originales.”











































Je pense que vous faites une lecture bien trop simple des évènements.
Je citerais également Dominique Venner:
“Entre 1789 et 1793, la table rase révolutionnaire avait balayé la poésie du Trône, l’attachement traditionnel à la patrie, au pays natal, aux coutumes ancestrales, aux gens qui vous ressemblent. Pour mobiliser les foules en 1792, une fois la guerre déclarée aux “tyrans”, il n’avait pas suffi de remplacer l’ancien amour du Roi par celui, plus abstrait, de la Nation. À l’ancienne piété pour la patrie charnelle, les révolutionnaires substituèrent la haine des “aristocrates” et des étrangers. Le nationalisme de détestation parvint ainsi à fédérer ce qui surnageait des anciennes fidélités, que la démocratisation de la société – c’est-à-dire son atomisation individualiste – avait détruites. Mais, du fait même de cette destruction, le sentiment national n’allait pas de soi. Pour l’éveiller, on usa du mode négatif, en désignant un ennemi absolu, en exhortant à une lutte à mort dont témoignent les paroles de La Marseillaise (“qu’un sang impur abreuve nos sillons”). Il fallut fonder en raison l’idée, par exemple, que la France était d’une nature essentiellement différente de l’Allemagne, que la première était l’incarnation du droit, de la liberté, de la civilisation, alors que l’autre était le siège de la barbarie.
Cette substitution se révéla efficace pour enflammer les masses composées d’individus ayant perdu leurs anciennes fidélités. Si efficace qu’elle a été, par la suite, adoptée en Europe et retournée contre la Révolution. Ainsi est né au XIXe siècle un nationalisme haineux, instrument d’union des masses déracinées.
Après 1870, partout en Europe, le nationalisme d’origine révolutionnaire avait ainsi contaminé les esprits, même ceux qui, à l’exemple de Charles Maurras, étaient les adversaires déclarés des principes de 1789.
De Paris à Berlin et jusqu’à Saint-Pétersbourg, le nationalisme de détestation s’était substitué à l’ancien patriotisme charnel, au sentiment intérieur et fort de l’identité. Sentiment qui faisait encore dire à Voltaire en 1751 que l’Europe formait une sorte de grande République partagée en plusieurs États, mais tous ayant les mêmes principes, inconnus dans les autres parties du monde.”
Il ne faut pas confondre le nationalisme charnel et ce nationalisme de détestation et populiste mis en place par les républicains.
Ce qui à surtout été la cause de ces guerres, ce sont les fiertés excessives.
Je ne pense pas qu’il est existe de “nationalisme charnel”, ces deux mots accolés sont inconciliables. Le nationalisme renvoi à une idéologie, alors que charnel renvoi à une réalité.
Toutefois sans le rempart politique constitué par la nation, comment est il possible de s’opposer a la puissance financière des USA ? Que pèse une région, face à un continent et surtout face aux multinationales ?
Je pense qu’il existe un nationalisme charnel car on est concerné par l’identité charnelle de ceux de notre nation. Les identités charnelles se recoupent au sein d’une même nation d’ailleurs.
C’est me semble-t-il une question de cadre et de puissance.
L’identitaire est peut-être le nationaliste du XXIe siècle, mais un nationaliste très marginal dans un Etat devenu largement post-national (en raison de processus qui dépassent pour partie la seule volonté des gouvernants).
Le cadre identitaire de référence devient donc le groupe ethnique, plus ou moins réel, avec un regroupement sociologique probablement différent. On se replie sur la base arrière en quelque sorte.
En ce qui concerne la responsabilité du nationalisme, ce n’est pas un problème simple, surtout si on lit les auteurs nationalistes, précisément, comme Jacques Bainville ou Maurras. Les différentes théories révolutionnaires ne peuvent être négligées (fascisme et léninisme), ce qui nous conduit déjà sur un terrain métaphysique: la confusion subjectif/Réel, groupe/monde.
Si on part là-dessus, un identitaire peut-être tout aussi dangereux, dans l’absolu, qu’un nationaliste ici décrié. Reste à savoir si c’est la seule chose que l’on peut entendre derrière ce terme, voire si cela est bien sa définition la plus pertinente.
On pourrait, à la manière de Bainville, parler de méthodologie. C’est déjà autre chose.
La patriotisme est un sentiment de fierté tout à fait légitime que nous défendons. Le nationalisme est une doctrine. Nuance !
Vincent : l’Europe tout simplement. Que pèse une nation face aux USA? Guère plus qu’une région…alors que l’Europe elle fait jeu égale.
Si le nationalisme a montré à plusieurs reprises ses limites, il peut être je l’admets, choquant de parler de “méfaits”.
Pour autant je reste convaincu que la notion d’identité transcende l’idéologie qu’est le nationalisme. Surtout lorsque le nationalisme dérive en “fervent nationalisme” qui dès lors ne sert plus l’Europe.
A contrario, l’identité historique qu’est la France ne doit pas être perdue dans un pêle mêle européen.
A ce sujet, F. Asselineau montre malheureusement bien dans ses conférences mises en ligne que l’UE tient du golem américain.
l’UE actuelle oui, pas l’Europe.
Bien entendu !
Mais la question qui se pose alors, c’est le rapport entre réalisme et idéologie. Il n’est probablement pas possible de réformer l’UE, et il n’y a pas d’autre voie d’unification de l’Europe – qui ne le fut jamais.
A partir de là, invoquer l’Europe peut être une stratégie de recrutement, une optique culturelle/philosophique (à la manière de la Nouvelle Droite), mais pas une politique.
Si bien sur, ce que l’on vise est une “réforme de la vie”, thématique fort peu française il est vrai, mais allemande, on peut certes se référer à l’idée européenne (voire à la mystique impériale), mais en la mettant à sa place, voire en la repensant à terme. Etant en train de fonder un foyer, j’y suis pour ma part plus que sensible, mais la doctrine n’est pas le mode de vie.
Sur le plan politique donc, la théorie réaliste, qui n’est pour le moment qu’un autre nom de la doctrine/méthodologie nationaliste, me semble de loin la plus adaptée:
- Distinction des domaines: pas de confusion entre le politique et le moral, par exemple – au contraire de l’idéologie libérale, appuyant d’ailleurs une realpolitik impérialiste (actuellement la Guerre contre la Terreur).
- prise en compte du politique (acteurs, intérêts, …).
- Raisonnement sur le long terme, à partir du futur/du possible et non uniquement du présent (le décèlement précoce cher à Raufer).
- Action en prévision.
Certes, cela ne fait pas une identité, au sens d’un noyau (idée plus ou moins pertinente d’ailleurs). Mais l’identité en elle-même n’a pas de doctrine.
Cher Monsieur,
Je vous crois et vous espère jeune, sinon comment justifier vos propos simplistes sur les méfaits du nationalisme justifiant l’éloignement des identitaires de la “doctrine nationaliste” ?
Avant que de revenir sur le détail de vos propos, sachez que j’ai la chance d’avoir croisé monsieur Venner et d’avoir pu abordé ces points avec lui lors de la sortie du livre en 2006 et que je pense pouvoir vous dire que monsieur Venner serait fort surpris de vos propos et s’inscrirait très certainement à contre de vos affirmations.
S’il existe un lien de causalité étroit indiscutable entre les passions nationales et l’effroyable boucherie de 1914 (première guerre civile européenne), dire que le nationalisme est cause de tous les maux de l’Europe du XXème siècle, c’est au mieux une erreur, au pire une propagande qui rejoint celle du Système. Tout d’abord, il n’y a pas un, mais des nationalismes très variés dont certaines familles ont abouti à la création du Bloc Identitaire (NR, ND …)
Demandez donc à messieurs Robert, Vardon, Roudier et aux cadres fondateurs du BI quelles ont été leurs principales sources d’inspirations depuis 10 ans …
Et puis surtout monsieur, relisez le chapitre 2 du “Siècle de 1914″ vous y verrez l’énumération de plusieurs causes à la guerre de 14-18 comme l’affrontement des deux grands empires (Russie et Autriche-Hongrie) qui n’a rien à voir avec le nationalisme, l’avènement du règne de la technique et des techniciens qui conduit à une guerre longue et dévastatrice …
Deux citations pour finir :
- “Le siècle de 1914″, chapitre 2 page 63 : “Après les flots de sang de la guerre, des flots d’encre ont coulé pour élucider les origines de la guerre. Pourtant le mystère reste entier. Plus les recherches avancent, moins les causes du conflit paraissent claires”
- “Le siècle de 1914″, chapitre 2 page 73 : ” Nous avons montré que les embrasements nationalistes n’ont pas été la cause directe de la guerre.” Et plus loin Venner précise que ces embrasements nationalistes sont dus au nationalisme né de 1789 donc au nationalisme républicain et libéral.
A trop vouloir se démarquer des simplets du RF, ou des libéraux du FN, on finit par commettre des erreurs historiques et plus grave des simplifications idéologiques brutales et sans fondements.
Je précise pour que mon propos soit clairement compris, que je ne suis pas nationaliste mais patriote, solidariste et alter-européen. Ma démarche est donc sur bien des points proche de la vôtre sans être identique.
Recevez mes propos non comme une critique mais comme les conseils de prudence d’un camarade.
Salutations patriotique, sociales et européennes
En réalité quasiment toutes les guerre ont eu lieu pour des motifs économiques cachées sous une épaisse couverture de patriotisme, a cette époque les gens ne savaient sur les allemands que ce qu on voulait bien leur dire. Renseignez vous sur les financements des 2 camps par la famille Rothchild.
Les gens étaient des pantins et beaucoup le sont encore aujourd hui.