Localisme contre Mondialisme

Localisme contre Mondialisme

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Face au Mondialisme nous proposons la relocalisation.

Pourquoi?

La relocalisation c’est l’opposé de la délocalisation. Aujourd’hui, le système mondial délocalise les entreprises et crée le chômage de masse et la précarité. Il délocalise les hommes, les contraignant à l’exil et à l’émigration. Il organise les bas salaires en mettant en concurrence toujours plus d’immigrés avec les travailleurs de souche. Il délocalise les capitaux vers les paradis fiscaux pour les soustraire à l’effort collectif et à l’impôt.

La relocalisation c’est l’application d’autres règles que celles du libre échange international. C’est donc changer de contexte tout en maintenant une économie de liberté. C’est la certitude de ne pas retomber dans les trop coûteuses errances des économies totalement planifiées ou soviétisées.

La relocalisation répond aux impérieux besoins de lien social et familial, de stabilité, d’identité et de racines. Elle est donc créatrice de valeurs humaines fortes, celles que le capitalisme mondial tente, avec ses idiots utiles gauchistes, de faire disparaître. Face à l’uniformité des objets mondiaux jetables et uniformes, elle secrète de l’authenticité, de l’art, de la culture.

La relocalisation par sa souplesse et son adaptabilité, répond aux questions du monde actuel. S’il s’agit de grands projets tels que la défense, la recherche technologique, les systèmes de transmission et de guidage, l’accès aux sources d’énergie, elle se placera naturellement au niveau local continental (Europe-puissance). S’il s’agit de l’économie de subsistance, de commerce ou de service, c’est régionalement et localement qu’elle aura toute sa place. Elle est donc opposée au mondialisme sans tomber dans les travers du nationalisme et de l’étatisme autoritaire, lointain et technocratique.

La relocalisation est une impulsion, un horizon, une faculté. Elle n’est ni systématique, ni obligatoire, ni universelle. Elle est donc l’exact contraire des totalitarismes, qu’ils fussent socialistes ou nationaux hier, ou marchands et mondialistes de nos jours. Elle est autonomie et répond à l’angoisse de la dépendance, en recréant de prodigieux espaces de liberté, et de maîtrise de son avenir.

La relocalisation est profondément écologique ; elle nous conduit à redonner du sens au lien sacré des hommes avec leur territoires ; par conséquent, elle nous amène au respect de la vie et des écosystèmes qui la gèrent. L’on est naturellement plus soucieux du maintien de la qualité de la terre qui nous nourrit, de la pérennité des forêts qui nous jouxte, que de l’approvisionnement par containers de denrées non saisonnières et de bois issus des forêts primaires lointaines.

La relocalisation est dans le droit fil des pratiques de nos ancêtre hellènes, fondateurs de la civilisation européenne ; au travers de leurs cités à taille humaine, ils se situaient en opposition avec les mégalopoles et autres tours de Babel orientales. Loin de cette démesure que craignaient tant les Grecs, elle est aussi la mise en œuvre d’une économie à visage humain, qu’un chrétien inspiré par la doctrine sociale de l’église peut revendiquer pleinement.

Cinq mesures identitaires concrètes pour relocaliser

1. Connaître les flux financiers et les taxer aux frontières de l’Europe. L’impôt doit concerner non seulement le travail, mais aussi l’argent international.

2. En matière alimentaire, les produits frais, sains et de saisons s’imposent. Favoriser le circuit court, voire direct (comme les AMAP), et sortir les productions nourricières des lois du marché aveugle de la spéculation.

3. Extraire du carcan étatique les solidarités collectives, santé, retraites, ect.. pour les rendre locales et transparentes.

4. Inverser les échelles des taux de prêt : plus le prêt sera petit (micro-finance, projets personnels) plus il sera bonifié. Dans les domaines de l’autonomie énergétique et de l’autosuffisance alimentaire, le taux ne pourra dépasser l’inflation.

5. Et la mesure phare : LA DÉTAXATION DE LA PROXIMITÉ. C’est la clef de voûte du nouvel art de vivre local. Le système mondialiste repose sur un échange international favorisé parce que rendu quasiment gratuit. Les coûts de transport longue distance sont dérisoires car ils n’incorporent pas les données de base : l’épuisement rapide des énergies fossiles, la casse culturelle et humaine. Le prix de revient des marchandises ne tient pas compte du scandaleux dumping social et écologique.

Nous proposons de diminuer les prélèvements (impôts, taxes, charges sociales) sur la production, la vente, l’embauche selon le degré de proximité. Et à rebours de les augmenter selon le degré d’éloignement. Par exemple l’entreprise de Melun qui embauchera un informaticien de Melun paiera moins de charges que s’il en prend un de Fontainebleau. S’il en prend un de Paris, ce sera plus onéreux, un de Mulhouse encore davantage et du Pakistan bien plus lourd encore. De même toute vente de proximité au consommateur final verra son taux de TVA réduit. Une taxe additionnelle d’éloignement sera en revanche appliquée pour les échanges de biens intermédiaires ainsi que pour les achats. Elle remplacera les anciens droits de douane, obsolètes et inefficaces. Que l’échange réalisé entre Mayotte et les Comores soit rendu plus cher que celui réalisé entre Mayotte et Lille, est-ce bien raisonnable? Plus cher d’aller à Sarlat qu’à Djerba pour une famille parisienne en vacances, est-ce bien normal? Plus cher le granit breton à Quimper que celui venu d’Inde, bizarre non? Un coût de main d’œuvre plus faible pour un déraciné du Mali que pour un chômeur de Longwy, n’est ce pas un double scandale?

Très simplement, il s’agira de moduler le niveau de détaxation de la proximité et les distances prises en compte en fonction de l’avancement des objectifs. Ce nouveau système fiscal a été testé (à son paroxysme) avec succès dans les zones franches et les bassins d’emploi en difficulté. Alors, avec plus de mesure, nous en préconisons la généralisation pour que vivre sainement et travailler au pays soit possible demain. Pour tous!

Source : extrait du magazine « identitaires » n°4 – JANVIER 2010 – 2euros
En vente içi .

Illustration : échangeur autoroutier de Vaise.

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