Progressisme et bien pensance : le sentiment d’infériorité

Progressisme et bien pensance : le sentiment d’infériorité

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Nous vous proposons aujourd’hui un texte tiré du livre de Théodore Kaczynski : La société industrielle et son avenir. Dans ce passage l’auteur parle du progressisme moderne et du profil des progressistes aujourd’hui, qui s’explique selon lui par un sentiment d’infériorité prédominant.

Sentiments d’infériorité :

10. Nous n’entendons pas « sentiments d’infériorité » au sens strict du terme, nous parlons plutôt d’un ensemble de traits : autodépréciation, sentiments d’impuissance, tendances dépressives, défaitisme, culpabilité, haine de soi,etc… Nous affirmons que les progressistes d’aujourd’hui sont portés à présenter ces traits, qui peuvent être plus ou moins réprimés, mais qui sont déterminants dans l’orientation du progressisme moderne.

11. Lorsqu’un individu juge dépréciatifs presque tous les propos tenus sur lui – ou sur les groupes auquel il appartient – nous pouvons dire qu’il nourrit un sentiment d’infériorité ou de dépréciation de soi. C’est une attitude fréquente chez ceux qui militent en faveur des droits des minorités, qu’ils appartiennent ou non aux communautés qu’ils défendent. Ils sont particulièrement susceptibles sur les mots désignant les minorités.

12. Les plus sensibles au langage « politiquement incorrect » ne sont ni le noir du ghetto, ni l’immigré asiatique, ni la femme battue, ni la personne handicapé : il s’agit plutôt d’une minorité de militants dont la plupart n’appartienne à aucun groupe « opprimé »,  mais viennent des couches privilégiées de la société. Le bastion du politiquement correct, se trouve dans les universités, en majorité chez les professeurs, blancs, de sexe masculin, hétérosexuels, issus de la classe moyenne, avec emploi fixe et bon salaire.

13. De nombreux progressistes font leur les problèmes de groupes qui paraissent faibles (les femmes), historiquement vaincus (les Indiens d’Amérique), répulsif (les homosexuels) ou inférieur d’une quelconque façon. Ce sont eux qui pensent que ces groupes sont inférieurs, et c’est précisément à cause de cela qu’ils s’identifient à eux, même s’ils ne s’avouent jamais de tels sentiments.(Nous ne voulons pas dire que les femmes, les indiens, etc. sont inférieurs, nous relevons simplement un trait de psychologie progressiste).

14. Les féministes sont vraiment rongés par la crainte que les femmes ne soient pas aussi fortes et aussi compétentes que les hommes, et cherchent désespérément à prouver qu’elles le sont.

15. Les progressistes ont tendance à haïr tout ce qui renvois une image de force, d’habileté et de réussite. Ils détestent les Etats-Unis, la civilisation occidentale, les blancs de sexe masculin et la rationalité. Mais les raisons invoquées ne correspondent pas vraiment à leurs motivations réelles. Ils prétendent détester l’Occident, parce qu’il est belliqueux, impérialiste, sexiste, ethnocentrique etc.. Mais lorsque ces défauts se manifestent dans les pays socialistes ou chez les peuples primitifs, ils leur trouvent mille excuses ou, au mieux, l’admettent du bout des lèvres ; alors qu’ils dénoncent avec empressement, et souvent en les exagérant, ces mêmes défauts dans la civilisation occidentale. Cela démontre qu’en réalité, ils détestent les Etats-Unis et la civilisation occidentale en raison de leur force et de leur réussite.

16. Des locutions comme « confiance en soi », « indépendance d’esprit », « initiative », « esprit d’entreprise » ou « optimisme » ont peu de place dans le vocabulaire progressiste de gauche. Le progressiste est anti individualiste et pro collectiviste. Il demande à la société de résoudre les problèmes des individus et de les prendre en charge. Il n’a pas confiance en ses propres capacités à résoudre ses problèmes et à satisfaire ses besoins. Il est opposé à la notion de compétition parce que, dans le fond, il se sent minable.

19. Les progressistes n’entrent pas dans la catégorie des gens que leurs sentiments d’infériorité rendent vantards, égocentriques, brutaux, portés à se mettre en avant en écrasant les autres. De telles personnes n’ont pas totalement perdu confiance en elles ; elles doutent d’elles-mêmes, mais cherchent néanmoins à devenir fortes, et ce décalage entraîne chez elles un comportement déplaisant. Le progressiste est tombé trop bas pour cela. Son sentiment d’infériorité est tellement ancré, qu’il ne peut pas s’imaginer fort et doté d’une valeur propre. Cela explique son goût pour le collectivisme : il se sent fort uniquement en tant que membre d’une grande organisation ou d’un mouvement de masse.

20. Notez les tendances masochistes des tactiques progressistes : protester en s’allongeant devant les voitures, provoquer intentionnellement les policiers ou les racistes pour s’en faire maltraiter, etc. Ces tactiques peuvent être souvent efficaces, mais de nombreux militants ne les utilisent non pas comme moyens, mais parce qu’ils préfèrent les tactiques masochistes. La haine de soit est un trait de caractère typique du progressiste.

21. Les progressistes prétendent que leur militantisme est fondé sur la compassion et les principes moraux. Ces derniers jouent effectivement un rôle chez le progressiste de type « sur-socialisé », mais ni la compassion, ni les principes moraux ne suffisent à expliquer l’activisme des progressistes. L’agressivité et le goût du pouvoir sont des composantes bien trop importantes de leur comportement. Nombre de leurs actions ne sont d’ailleurs pas calculées rationnellement en vue d’aider les gens qu’elles sont censées soutenir. Par exemple si l’on pense que l’action positive (NDLR : la discrimination positive, en France) est bonne pour les Noirs, est il sensé de la réclamer en termes agressifs ou dogmatiques ? Il serait certainement plus judicieux de trouver une approche conciliatrice et diplomatique, en faisant des concessions, au moins verbale et symbolique aux Blancs qui trouvent discriminatoire « l’action positive ». Mais une telle approche ne saurait satisfaire les besoins émotionnels des progressistes. Aider les noirs n’est pas leur véritable but. Les problèmes raciaux leur servent de justification pour exprimer leur propre agressivité et leur désir frustré de pouvoir. En fait, ils nuisent aux Noirs,  parce que leur attitude hostile à l’égard de la majorité blanche tend à exacerber la haine raciale.

22. Si notre société n’avait plus de problèmes sociaux, les progressistes en inventeraient afin d‘avoir un prétexte pour faire du foin.

Theodore Kaczynski

Illustration de Une : photo du comité directeur de LA HALDE.

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