Triste anniversaire

Triste anniversaire

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C’est un bien triste anniversaire que nous fêterons samedi 13 novembre. En effet il y a 80 ans jour pour jour, avait lieu la terrible catastrophe de Fourvière.
Dans la nuit du 12 au 13 novembre 1930 un important glissement d’une partie de la colline de Fourvière a détruit plusieurs immeubles de la montée du Chemin neuf et de la rue Tramassac aux alentours de minuit. Les pompiers arrivés en nombre sur les lieux du drame furent piégés par un deuxième éboulement encore plus puissant une heure plus tard.
Le bilan humain de cette tragique soirée est la mort de 16 habitants de la rue Tramassac ainsi que de 4 gardiens de la paix et de 19 sapeurs-pompiers des casernes lyonnaises. Soit 39 fenottes et gones ensevelis sous les décombres de la colline qui prie. Enfin, peu avant 3 heures, un ultime effondrement a achevé la destruction du périmètre tragique. De l’hôtel du Petit Versailles et du pâté d’immeubles qui l’enserrait il ne subsistait rien. Rien qu’un monstrueux amas de terre, de charpentes, de mobiliers en tous genres et de cailloux ruisselant d’eau.

Après les faits, la colline fut renforcée avec du béton armé, et les eaux d’infiltration furent drainées et servent à alimenter la fontaine située en contrebas de la basilique Notre-Dame de Fourvière, qui n’a d’ailleurs pas subi de dégâts. Un hôpital tenu par des religieuses et qui menaçait de s’écrouler a été démoli. Une plaque commémorative a été placée dans la montée du Chemin Neuf en souvenir de ce jour.

Ce samedi aura lieu une cérémonie organisée par la Section du Rhône de la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur avec au programme :

De 11h30 à 13h, cérémonie rue Tramassac / place St Jean :
o Musique des Sapeurs Pompiers ( collaboration SDIS Ain ),
o Détachements Sapeurs Pompiers, Police / Porte-drapeaux,
o Dépôt de gerbe par un groupe d’enfants des écoles,
o « Marseillaise » par la chorale/maîtrise de J.Moulin ( collaboration. Conservatoire ),
Allocutions de clôture par le Maire de Lyon, Le Président du Conseil Général, et le Préfet Région.

Nous vous invitons évidemment à vous joindre à cette cérémonie qui commémore le courage de tous ces sauveteurs qui ont donné leur vie en portant secours aux habitants de ce quartier.

=> Site de la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur


Nous ne pouvons évoquer cet événement sans vous raconter les légendes, mythes ou bien même des faits reconnus en lien avec le sous sol instable et gorgé d’eau de notre cité lyonnaise.

- En 840, chute du Forum Romain de Fourvière suite à de fortes pluies et à un tremblement de terre.

- En 1795, un éboulement aurait ensevelit une soixantaine de familles dans le quartier du « Marché de St Just ».

- Juillet 1977 aux n° 14 et 15 cours d’Herbouville, des terrasses et des murs de soutènement s’effondrent et provoquent la destruction des immeubles. Trois personnes y trouvent également la mort. Cette catastrophe a aboutit à la construction d’un ouvrage de soutènement, situé à l’arrière des immeubles qui ont été reconstruits cours d’Herbouville et qui s’étend du n° 13 au n° 16.

La légende du lac sous Fourvière

Beaucoup de Lyonnais connaissent cette légende et bon nombre de cataphiles ont tenté de trouver ce lac en arpentant les sous-sols de la colline. Un sous-sol décrit comme un immense gruyère truffé de galeries gallo-romaines, de citernes, de passages souterrains. Selon certains amateurs des catacombes lyonnaises, ce lac existerait vraiment et ils auraient même navigué en bateau pneumatique dessus. Et c’est tout à leur honneur d’avoir su garder cette légende telle quelle sans en apporter plus de preuves.

Néanmoins ce lac pourrait être l’une des cinquantaines de citernes d’époque Romaine qui servaient à stocker les eaux de pluie et celles des aqueducs

La veuve Richard

Une ancienne habitante de Fourvière installée en Ardèche, écrivit le 30 janvier 1931 au maire de Lyon, Edouard Herriot, pour lui signaler l’existence d’un lac souterrain. La dame lui proposait de le conduire sur place pour qu’il se rende compte que l’eau du lac était bien la cause des éboulements. A défaut d’avoir reçu une réponse, la missive relança de plus belle les rumeurs sur ce « Loch Ness » Lyonnais.

Voici le contenu original  de la lettre de la veuve Richard :

Le 30 janvier 1931

Monsieur le maire
Depuis le 13 décembre la catastrophe me préocupe beaucoup. De voir tan deaux et ne savoir pas d’out elle viens. Par la vois des journau je doit comprandre que tres peu de personne save comme moi quond peut se promené en bateau à Fourvière. Pour la révolution des choses très précieuse ont été caché dans se soutérin qu’une personne avait déposé.Vous me direz comment le savé vous ? J’ai habité lomptan à fourvière. Un jour un ami me dit qui voulait me faire voir le lac de Fourvière et qui me ferait allez en bateau. Je sourit et le suivie.A mon plus grand étonnement il me fit rentré à reculon, on ne peut pas autrement,une fois dans le soutérin.Nous fimes 80 ou 100 mètre et nous étions au lac avec un bateau.Crinte d’accident nous ni sommes pas allé. Depui cette époque savait été bouché; il faudrait que je sois sur les lieu pour faire voir la fermeture; si monsieur le maire croit à ma parole qui me fasse allez à Lyon je me charge de le conduire comme lon ms fait. se serait un grand service pour le cartier st-jean attendu que l’eau se repan vien toute du lac.

Recevé monsieur le maire de votre très umble veuve Richard à Satilleu Ardeche. « 


La source miraculeuse

Une cave d’un immeuble au 19 quai Pierre-Scize abrite une source miraculeuse depuis 177, époque de persécutions antichrétiennes. Episode s’y était réfugié pour échapper aux Romains. Mais il fut découvert et, alors qu’il tentait de s’échapper, il perdit une de ses sandales dans la source. Le jeune martyr fut décapité. La source abrita une léproserie et la chapelle Saint Episode, et devint au Moyen-Age une fontaine à guérisons jusqu’à ce que la ville de Lyon, au  XIXe siècle, classe son eau « non potable ».

 

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