Les deux patries – Jean De Viguerie

Les deux patries – Jean De Viguerie

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Cet ouvrage est fondamental pour la formation du militant Identitaire. Si nous vouons un attachement sans faille à nos patries charnelles (nos régions) et à notre patrie civilisationnelle (l’Europe), nous n’en n’oublions pas pour autant de chérir notre pays, notre Terre natale (la France). Si nous ne sommes pas accros aux symboles républicains –système qui érige les droits de l’Homme comme pensée unique et système totalitaire, permettant à un subsaharien fraîchement arrivé d’être « autant français que nous »- nous sommes en revanche les premiers défenseurs de la vraie France. Celle qui a toujours existé. C’est à travers ce livre que Jean De Viguerie vous apprendra notre vision du patriotisme, qui sera toujours étrangère au nationalisme.

« Il existe bien deux patries. L’une est la terre des pères, le pays de la naissance et de l’éducation. Celle-ci a toujours existé. L’autre est récente. Elle date des Lumières et de la Révolution. Elle représente l’idéologie révolutionnaire. Les paroles de la Marseillaise expriment son idéal. La première est la France. La seconde n’est pas la France, mais la France est son support et son instrument. A chacune son patriotisme : celui de la première est fait de gratitude et de piété ; celui de la seconde est marqué par la passion et la démesure. Le patriotisme impose le devoir de reconnaissance. Le patriotisme révolutionnaire exige le sacrifice d’innombrables vies. On voit combien les deux patries et les deux patriotismes sont étrangers l’un de l’autre.

Pourtant, depuis 1789, les Français n’ont cessé de les associer, allant même jusqu’à les confondre. Au point de voir la France dans la patrie révolutionnaire et de vouer à la douce terre natale la violente passion du patriotisme idéologique. Seulement, cette confusion ils ne l’ont pas commise d’eux-mêmes, mais par l’effet d’une longue et habile manipulation. Si la patrie révolutionnaire a été substituée à la France, à notre pays, cela s’est fait à l’insu des Français.

La tromperie a culminé avec les guerres et surtout celle de 1914-1918 : « C’est la guerre du droit », et ils l’ont cru. Avant tout ils ont cru que la guerre du droit était la guerre de la France. Alors ils ont engagé tout leur courage et sont allés se faire tuer par centaines de milliers. On sait que ce grand massacre a épuisé la substance de la France.

Le présent livre évoque l’histoire des deux patries et des deux patriotismes. Il montre comment la patrie révolutionnaire a capté la patrie traditionnelle, la patrie qui était la France, pour se substituer à elle, et finalement la détruire. »

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