La Basilique d’Ainay

La Basilique d’Ainay

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La Basilique bénédictine d’Ainay n’est pas un lieu comme les autres. En poussant sa porte, on ressent immédiatement une présence historique unique. Quelque chose de différent, puissant et supérieur, un profond respect s’impose à nous. Sa lumière tamisée, presque timide, nous invite au recueillement. Rien à voir avec la magnificence et la hauteur de Fourvière, cette basilique située sur la presqu’île de Lyon est un lieu bien plus confidentiel.
C’est aussi l’un des seuls édifices religieux d’architecture romane de Lyon. Cette particularité en fait un lieu unique dans le paysage Lyonnais: en effet, les églises de la ville sont principalement de style byzantin ou néo-gothique.

Mais attention : Ainay se visite en soirée. Car à l’extérieur comme à l’intérieur, c’est bien de nuit qu’elle est sublimée.

Une histoire prestigieuselyon_ainay3

Un prieuré bénédictin est fondé sur la presqu’île lyonnaise en 859. Élevé au rang d’abbaye, des grands travaux débutent sous le vocable de Saint Martin par le pape Pascal II (1099-1118). Cette église est l’une des rares églises romanes conservées à Lyon.

Au XIIIe siècle, sous le règne de Saint Louis, lors du Ier concile de Lyon, réunit par le pape Innocent IV, on reconnaît à l’abbaye la prééminence sur 71 églises, abbayes et prieurés de la Bourgogne à la Provence. L’abbaye d’Ainay est alors l’une des plus puissantes du royaume de France.

À la Renaissance, le monastère possède un port, son abbé habite un palais et les moines disposent d’importants bâtiments et cloîtres, d’un jardin et d’une vigne. La vie monastique disparaît peu à peu : en effet, l’abbé est désormais nommé par le roi, selon le régime de la commende : sa puissance temporelle ne diminue pas mais la vie spirituelle s’en ressent.

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En 1562, pendant les guerres de religion, les troupes du baron des Adrets détruisent une partie des bâtiments : le cloître est rasé, l’église dévastée. En 1600, Henri IV séjourne à l’abbaye à l’occasion de son mariage avec Marie de Médicis qui se tient en la cathédrale de Lyon.

À la fin du XVIIe siècle, le monastère a disparu : l’église et les bâtiments restants ont été confiés à un chapitre séculier en 1685. L’église devient une paroisse et, le 27 janvier 1780, perd le titre d’abbaye.

Louis XIII y séjournera avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV y logera quatre fois.

À la Révolution, le monastère est confisqué, le palais des abbés est rasé. L’église devient un grenier à blé, ce qui évite sa destruction.

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L’église est réouverte aux fidèles en 1802. Classée monument historique en 1844, elle est restaurée au cours du XIXe siècle selon un style néo-roman. Les architectes Pollet et Benoôt la restaurent dans un esprit « pur roman », détruisant les dernières traces du cloître, et l’agrandissant par l’adjonction de chapelles collatérales.

Elle est élevée au rang de basilique par le pape Saint Pie X le 13 juin 1905.

Tous les styles architecturaux se retrouvent dans la basilique d’Ainay : pré-roman dans la chapelle Sainte-Blandine, roman pour toute sa structure principale, gothique pour la chapelle Saint-Michel.
La basilique garde, malgré son histoire mouvementée, une réelle unité de style.

Pour vous y rendre, rendez-vous à quelques pas du métro Ampère.
N’oubliez pas de prendre le temps de vous recueillir devant les reliques de sainte Blandine, patronne de Lyon.

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