Pour Arthaud, Fourvière est un problème

Pour Arthaud, Fourvière est un problème

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Dans le Magazine Lyon Capitale de ce mois-ci, quatre pages sont consacrées aux Assises Internationales sur l’Islamisation de nos pays, organisées par le Bloc Identitaire et Riposte Laïque le 18 décembre dernier.
Sans la moindre gêne, la nouvelle égérie de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, se permet un parallèle entre les occupations de la rue Myrha et, tenez-vous bien, les processions catholiques !

« Ces gens (Riposte Laïque) regardent ce que fait l’Islam mais pas la religion Catholique. On ne les entend pas critiquer l’occupation des rues par les processions religieuses. Quand ils parlent du caractère ostentatoire des minarets, ils ne voient pas Fourvière qui est ostentatoire aussi. (…) De la même manière, je ne les entends pas dénoncer l’impossibilité de manger autre chose que du poisson le vendredi dans les restaurants scolaires. »

Madame Arthaud nous explique donc sans la moindre hésitation que Fourvière est un symbole qui menace la République et la laïcité. Elle va même jusqu’à comparer le monument Lyonnais, symbole de notre identité, à des minarets, de par son caractère « ostentatoire ». La colline, rappelons-le, est depuis l’Antiquité un haut lieu de notre cité ; déjà les romains y construisaient leur forum, puis au Moyen-Âge le lieu devint un sanctuaire marial.
Mais à écouter les propos de Mme Arthaud, il faudrait remédier à cela. Voudrait-elle qu’on y ajoute un Minaret ?  Ou peut-être même la détruire ?

Non contente de s’arrêter là, elle trouve encore la mauvaise foi de comparer l’occupation illégale des rues par des musulmans en prière chaque vendredi (rue Myrha à Paris, mais également à Marseille et à Lyon) aux processions chrétiennes qui se font, à chaque fois, dans la légalité la plus totale.

Puisque le ridicule ne tue pas, allons donc jusqu’au bout des choses. Il faut désormais s’attaquer à l’impossibilité de manger autre chose que du poisson le vendredi dans les cantines scolaires.  C’est ici certainement pour répondre à ceux qui dénoncent le fait que le porc soit banni de certaines cantines, sous la pression des parents musulmans, notamment à Lyon. Mais pour oser comparer une obligation alimentaire  finançant l’Islam et participant à la souffrance animale avec une tradition Européenne…il faut une mauvaise foi insolente!

Il serait bon pour Mme Arthaud de comprendre quelle laïcité il est utile de défendre, celle qui est le fruit de notre tréfonds identitaire. Cette laïcité qui fonctionne (à l’excès) quand il s’agit de l’Église, mais qui est inefficace face au caractère totalitaire de l’islam. Cette laïcité typiquement Française qu’Arnaud Gouillon explique si bien dans sa dernière tribune.

La laïcité : valeur universelle ou identitaire ?
Le propre de l’universel est d’être acceptable par tous les hommes, quelles que soient leurs origines. La laïcité serait ainsi l’une de ces valeurs que l’humanité pourrait partager dans son ensemble, ou à défaut, que tous les humains installés en France pourraient accepter. Dans les faits on observe que les valeurs universelles de la République ne sont ni universelles ni acceptables par tous les hommes. La République doit ainsi promulguer des lois contestées pour faire respecter ses valeurs : loi sur les signes religieux, loi sur la burqa… La transmission de ces valeurs universelles a échoué par le colonialisme hier et échoue aujourd’hui par l’intégration. La laïcité est le produit d’un moment historique (le XVIIIe siècle), d’une culture (Européenne), d’une ambiance philosophique et idéologique (les Lumières), bref d’un peuple spécifique (le peuple Français). Sa prétention à l’universalité est une erreur philosophique et politique contredite par les faits, et qu’il nous faut corriger.

La laïcité, prise comme principe universel, entraîne le relativisme religieux (« tout se vaut, tout se respecte du moment que le principe de laïcité est maintenu »). Mais ce relativisme ne peut empêcher la progression des musulmans et donc de l’Islam. Si les mosquées n’étaient pas financées par les pouvoirs publics, leur développement exponentiel en France serait-il pour autant acceptable ? Le principe universel de laïcité peut stopper l’islamisme comme revendication politique (un temps) mais ne peut en aucun cas empêcher l’islamisation comme phénomène culturel. Il nous faut donc impérativement replacer ce principe dans son contexte identitaire. La laïcité est le fruit de notre identité la plus lointaine. Dans la Grèce antique le spirituel et le politique étaient déjà séparés. Le Christianisme avec Saint Augustin et sa distinction des deux Cités (la Cité de l’homme et la Cité de Dieu) a approfondi cette notion.

Notre laïcité moderne a pu se développer dans une France chrétienne respectant un principe issu de notre civilisation. La laïcité n’a pu émerger que parce qu’un socle identitaire solide a permis son expression.

Pour préserver la laïcité aujourd’hui il nous faut donc protéger ce socle civilisationnel. Car sans l’identité qui a permis l’émergence de ce concept, le concept disparaîtra lui aussi. La laïcité comprise comme principe identitaire permet de préserver nos libertés et de combattre non seulement l’islamisme mais aussi l’islamisation.

Arnaud Gouillon
candidat identitaire à la présidentielle de 2012

Nous défendons la laïcité par notre identité, vous prônez la laïcité par l’anticléricalisme. Vous êtes parfaitement consciente que le retour aux identités, d’une manière générale, est l’obstacle numéro un de la doctrine mondialiste. Lutte Ouvrière se détournerait-t-elle donc de la lutte anti-capitaliste pour travailler à la destruction de notre identité profonde ? Si les militants de Lutte Ouvrière souhaitent détruire Fourvière, béniront-ils la tour du credit Lyonnais comme leur nouvelle église ?

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