Le mépris du peuple par les élites: le cas Collomb

Le mépris du peuple par les élites: le cas Collomb

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Je crois que le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, n’a jamais eu le bonheur de lire « Festivus Festivus » de Philippe Murray. Grand bien lui a pris, pour lui et pour nous, car cela nous permet encore de grandes tranches de rigolades.

Philippe Murray décrivait, dans son entretien avec Elisabeth Levy, l’archétype de l’homme politique incarné par Gérard Collomb : des espèces de publicitaires avec une expression étrange toujours scotchée à la bouche, répétée comme un leitmotiv : « toujours plus ». L’idée est simple, face aux problèmes, « il en faut toujours plus ». Donc « toujours plus » d’Union Européenne, toujours plus « d’immigration », toujours plus « de mondialisation », toujours plus de « lois », etc… On pourrait multiplier à l’infini les domaines où il en faut « toujours plus » pour cette oligarchie. Par contre, quand il s’agit de la hausse du pouvoir d’achat, de la baisse du chômage, de la lutte contre l’insécurité, l’immigration, les délocalisations ou la mise en place d’une véritable démocratie directe, on nous fait toujours les mêmes sempiternelles réponses : « il faut être pragmatique », « ce n’est pas le bon moment, c’est la crise, blabla » ou « je le note, on verra plus tard ». En clair, le « toujours moins » pour le peuple !

Car pour cette oligarchie économique et politique qui nous gouverne, si le peuple peut à la rigueur poser les bonnes questions sur l’avenir de notre pays, les réponses qu’il apporte sont foncièrement mauvaises. Il ne faut pas déroger à la règle, alors au diable le protectionnisme, le rétablissement des frontières ou l’enracinement, la bonne réponse est et sera une fuite en avant dans le « toujours plus ».

Prenons le cas de l’Union Européenne, les Français et la totalité des peuples de l’Union Européenne n’ont plus confiance dans ce mastodonte technocratique qui les appauvrit de jour en jour. Et bien, à ce sujet, Gérard Collomb  détient la solution dans son livre « Et si la France s’éveillait », et je vous laisse deviner laquelle : le « Plus d’Europe » !

« Plus d’Europe »  :

« L’Europe est en panne, c’est une évidence. Mais la crise de l’Europe n’est que la traduction de la crise des Etats-nations qui la composent. Langueur de l’union et problèmes nationaux sont étroitement liés. L’illusion hexagonale, dont nous souffrons en France et qui a produit les échecs successifs des deux derniers présidents de la République, a des équivalents dans tous les grands pays européens. Le diagnostic sur l’Europe doit donc être précis : si l’Europe est malade, c’est que l’Union a régressé parce qu’en son sein tous les Etats se sont arc-boutés sur des politiques nationales dépassées plutôt que de construire une politique commune. Ce n’est donc pas le trop d’Europe qui doit être dénoncé, mais au contraire l’insuffisance d’Europe, l’insuffisance de coopération européenne »

C’était tellement évident et pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Quand vous êtes malade après une bonne indigestion, il suffit de suivre la thérapie du bon docteur Gégé, continuez à vous goinfrer ! Et si vous être encore plus malade, ne tentez surtout pas de faire machine arrière ou à sortir de cette prescription, le seul fautif, c’est vous ! Soit vous n’avez pas compris la prescription du médecin ou soit le bon docteur Gérard vous a mal expliqué… Pour l’Union Européenne, c’est exactement la même chose.  Au soir du référendum perdu en 2005, les « oui-ouistes » de la  classe politique avaient trouvé l’excuse : le peuple (vous, nous, moi, les imbéciles quoi !) avait soit mal compris le traité, soit  la finalité de l’Union Européenne nous avait mal été expliquée… Jamais ils n’auraient eu l’idée que si justement nous avions voté « Non » à ce torchon, c’est exactement parce que nous l’avions trop bien compris : régression sociale, perte de souveraineté, fin du service public, appauvrissement, etc…. La classe politique venait de vivre l’application de la théorie d’Archimède : tout corps non introduit dans notre bas de laine alors que l’on nous fait miroiter depuis des années un enrichissement financier et des avancées sociales, se traduit dans les urnes par un coup de poing dans la tronche de ces tocards. CQFD.

Revenons à Gérard Collomb. Le maire de Lyon me fait penser à Jacques Attali. Rien qu’à les écouter, on sent qu’ils ont un bon fond. Ce ne sont pas des méchants et, l’un comme l’autre, ils ne peuvent pas s’empêcher de nous dire la vérité. Ils ne tortillent pas pour enfariner et ils déballent toute la vérité crûment devant nous. Dans un deuxième extrait de son livre écrit sur son site, le sénateur-maire de Lyon ne peut pas s’empêcher de nous révéler que le peuple et ses représentants ne dirigent plus la France. D’ailleurs Gérard Collomb ne se plaint pas de cet état de fait, ne soyez pas naïf, il s’en prend à Nicolas Sarkozy car il continue de croire ou plutôt de nous faire croire que le peuple français décide pour lui-même.

Extraits de  « Sarkozy, le plus hexagonal de nos présidents » :

« En France, nos joutes politiques continuent à s’organiser comme si tout pouvait encore se décider dans le seul cadre hexagonal, comme si nous étions maîtres de tout, comme si l’économie et la société françaises n’étaient pas désormais totalement immergées dans un monde qui a vu se réduire à la fois le temps et l’espace, comme si nous pouvions encore décider et agir seuls. (…) Nous faisons croire qu’il nous est possible de mener à notre guise des politiques de relance, des politiques salariales, des politiques de protection sociale totalement déconnectées de celles de nos voisins, comme si nous n’étions pas liés par des interdépendances de plus en plus fortes. D’où ce raisonnement simpliste de la France seul maître à bord, qui est, pour nous, une tentation permanente. Cette fâcheuse tendance marque évidemment la politique de Nicolas Sarkozy, le plus hexagonal et le plus jacobin des présidents que nous ayons eus. Ma conviction est que Nicolas Sarkozy se perd, et la France avec lui, dans cette croyance en la toute-puissance de l’Etat-nation, mais que la gauche n’échappe pas davantage à cette illusion. »

En clair, le peuple ne décide plus de l’avenir de la France et les décisions ne se prennent plus dans l’isoloir. Avouons-le, on s’en doutait un peu… Mais une question demeure : où se prennent les décisions si nous ne sommes plus « maîtres à bord » et que l’on ne décide « plus dans le seul cadre hexagonal » ? La réponse se fait attendre…

Alors, oui, Gérard Collomb, vous avez raison, et si les Français s’éveillaient, qu’ils comprenaient par quelle oligarchie, dont vous êtes membre, ils sont commandés ? D’ailleurs, nous n’avons qu’un seul souhait : que les citoyens, les Lyonnais, les Français et les Européens se réveillent pour un printemps des peuples. Et notre combat en tant qu’Identitaires ne cessera jamais d’être celui-ci : être des éveilleurs des peuples ! En tout cas, merci Gérard pour votre franchise et  vos encouragements à continuer la lutte !

Tribune libre de Thibaud D.

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