Notre combat est amour et liberté

Notre combat est amour et liberté

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Il est de coutume dans les grands médias de réduire le combat identitaire à une révolte minoritaire puisant son venin dans la haine recuite de l’Autre. A en croire le discours officiel, celui qui se réclame des identitaires appartiendrait à une mouvance dont le ciment est la misanthropie et Sartre le maître à penser : « l’enfer, c’est les autres ». Au modèle universaliste du mélange heureux des peuples, des cultures et des richesses s’opposerait une simple bande de marginaux caractérisés par leur ignorance, leur peur du changement, et leur nostalgie d’un monde inexistant. La défense de l’Identité s’assimilerait à un repli sur soi, marque d’une extrême étroitesse d’esprit à la frontière de la pathologie. Un identitaire ne saurait parler de jazz ou avoir même voyagé par exemple, car tout ce qu’il y a de bon et de beau sur terre s’opposerait immédiatement à sa vision politique… Et les poncifs peuvent s’aligner ainsi au fil des articles et des reportages sur tout type de support. C’est pourquoi au milieu des calomnies et des caricatures, il est parfois nécessaire de définir et de rétablir le sens de notre combat. Il ne s’agit pas de répondre à des attaques infondées, mais de ne pas entretenir la confusion par le silence.

Néanmoins affirmer : notre combat est amour et liberté ; cela résonne comme un vieux slogan hippie, ou au mieux comme un prêche de carême. Or il n’est question ici ni des sixties, ni de religion, mais d’une affirmation politique. Le combat identitaire se base sur l’amour parce que c’est le seul moyen d’accéder à la véritable liberté. Amour et liberté, les deux sont indéniablement liés. En effet l’homme peut être libre seulement quand « il dépend de ce qu’il aime, et il est captif dans l’exacte mesure où il dépend de ce qu’il ne peut pas aimer » comme l’explique Gustave Thibon (Retour au réel). C’est donc avec justesse que nous défendons et promouvons ce lien qu’est l’Identité, car c’est un lien naturel que nous acceptons avec amour et donc avec liberté. Cette dernière ne saurait se concevoir sous la forme d’une indépendance absolue, car l’homme ne peut être séparé de tout sous peine de se voir éliminé de l’existence. Les différentes communautés qui entourent l’individu telles la famille, la corporation, le syndicat, la nation, l’ethnie, ne sont pas autant de prisons. Selon la vision moderne et cosmopolite diffusée par la pensée inique, tout lien naturel enferme l’homme dans un carcan dont il doit s’extraire pour jouir de sa liberté. Pourtant « la liberté de s’arracher a toujours été le fantôme de la liberté. On ne se débarrasse pas de ce qui nous entrave sans perdre dans le même temps ce sur quoi nos forces pourraient s’exercer » (Comité Invisible ; L’insurrection qui vient).

L’individualisme forcené qui nous est imposé est un leurre. Du divorce à l’avortement en passant par la maison de retraite et la contraception, les moyens ne manquent pas pour tuer la famille au nom de la liberté et de l’égoïsme. A terme, on tente de faire de l’homme un animal antisocial, sans attache, sans racine, sans histoire. En somme, la finalité est de modeler un type d’individu interchangeable, corvéable à merci, consommateur, productif et surtout incapable de se révolter. Quand l’homme pensera avoir atteint la plénitude de sa liberté, jamais il n’aura été aussi esclave car l’ensemble de ses défenses aura été annihilé. Face au monstre froid de l’Etat ou de la gouvernance globale qui s’échafaude, l’individu esseulé regrettera alors amèrement d’avoir cru au libéralisme qui, selon la définition de Charles Maurras, « veut dégager l’individu humain de ses antécédences, ou naturelles, ou historiques » ; l’affranchir « des liens de famille, des liens corporatifs et de tous les autres liens sociaux ou traditionnels » pour aboutir à la suppression en fait de toutes les libertés (La fausse liberté in Nos raisons contre la République).

Le combat identitaire est un combat non pour le Moi, mais pour le Nous. C’est une lutte commune contre la tiédeur ambiante qui nous dilue dans une uniformité inhumaine car contre-nature. Peu à peu, on nous enseigne à détester le pauvre autant que le riche et à idéaliser le salariat comme modèle de vie. On nous éduque à avoir des positions tolérantes, c’est-à-dire qui ne soient pas vraiment tranchées, qui ne soient ni de droite, ni de gauche. De la même manière, le nouvel homme se doit d’être métis, blanc cassé ou noir clair, à l’image du messie Obama. Sur le plan religieux, il ne faut pas être non plus trop affirmé, savoir allier les spiritualités sans en choisir une pour autant. En favorisant aussi certaines modes et certains comportements, on nous incite à ne plus être véritablement homme ou femme. En somme, on apprend aux hommes à ne plus être : on les spolie de leurs identités en favorisant parallèlement un appétit matérialiste inextinguible et insatisfaisant. De ce fait, il est clair que nous refusons nombre de dépendances qui apparaissent comme des libertés à nos contemporains telles pêle-mêle : la consommation, le nomadisme, la culture du plaisir instantané et à n’importe quel prix, la télévision, et bien d’autres.
Pour ne pas ployer demain sous le joug despotique de l’argent et du profit sans frontière, nous choisissons d’être unis aujourd’hui dans le même amour de notre histoire et de notre identité pour le plus grand bien de l’Europe.

JMJ

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