Jean Raspail visionnaire : « une communauté de la pérennité française »

Jean Raspail visionnaire : « une communauté de la pérennité française »

Facebook0Twitter0Google+0Emailtumblr

« Face aux différentes communautés que l’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à l’autre, à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte – je cherche un terme approprié- d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles, ses portions de territoires, ses quartiers, voire ses places de sureté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance, si ce ciment-là tient encore. […] Il existe une seconde hypothèse que je ne saurai formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat. C’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de Reconquista sans doute différente de celle de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr… »

Jean Raspail, dans Le Figaro du 17 juin 2004.

Facebook0Twitter0Google+0Emailtumblr