Quelles perspectives et quel avenir pour les peuples d’Europe ?

Quelles perspectives et quel avenir pour les peuples d’Europe ?

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Ce vaste sujet, abordé régulièrement par les médias ou par les hommes politiques sous des angles économiques, technologiques, institutionnels ou industriels, est traité de manière incomplète. Le principal problème géopolitique de l’Europe n’est pas économique, il est démographique. Les Européens sont en train de devenir minoritaires sur leur continent. C’est de cette dynamique que dépend principalement l’avenir des peuples d’Europe au XXIe siècle. Ce siècle sera celui du changement, il sera, et nous le ressentons tous, un tournant historique dont nous ne pouvons rater la courbe.

Établissons tout d’abord un état des lieux.

Le citoyen français aux valeurs universelles a servi de modèle à la création de l’homme européen-occidental, lui-même à mi-chemin entre l’homme enraciné et le clone indifférencié. L’avenir de l’homme européen dépendra tout d’abord du choix qu’il fera entre les deux extrémités de l’axe sur lequel il évolue : citoyen identitaire ou citoyen du monde. Allons-nous devenir des êtres indifférenciés dont les caractéristiques qui nous humanisent (cultures, histoires, langues, ethnies) seront effacées ? Allons-nous devenir un objet de production et de consommation qui ne se différenciera de l’autre que par sa fonction sociale ? Ou, au contraire, allons-nous décider d’être des humains et donc d’être porteurs d’une identité ? C’est le choix entre une société humaine, parfois irrationnelle, et un modèle ultra-rationnel déshumanisant dont l’aboutissement serait une sorte de termitière à l’échelle planétaire qui se pose à nous. Pour reprendre l’expression de Claude Levi Strauss : « L’humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification ».

Les peuples d’Europe doivent choisir leur camp et leur destin.

Le choix de l’unification, de l’uniformisation sous-entend la poursuite de la mondialisation par l’occidentalisation. C’est le choix du système en place, celui des partisans des droits de l’Homme qui s’étend de la gauche jusqu’à certains partis populistes. Et si l’anti-islamisation de ces derniers (qui n’est bien souvent que de l’anti-islamisme) peut conjoncturellement les rapprocher de nos positions, nous voyons bel et bien que les raisons en sont différentes. Les identitaires ne s’opposent pas à l’Islam en tant que système de valeurs jugé inférieur, mais bien à l’islamisation en tant que phénomène d’acculturation comme il pourrait y en avoir d’autres. Les Identitaires s’engagent pour maintenir la diversité du monde et des peuples, à commencer par les peuples autochtones d’Europe. Si nous avons momentanément un adversaire commun (Islamisation) avec certains populistes qui souhaitent une uniformisation-occidentalisation mondiale, nous n’appartenons pas à la même espèce politique. Les droits-de-l’hommistes opposés à l’Islam sont ceux qui voient dans la religion mahométane un système universaliste concurrent du leur. Ils luttent contre l’Islam car c’est à leurs yeux un obstacle à l’imposition planétaire des valeurs occidentales issues en grande partie de l’idéologie des « droits de l’Homme ». Il faut rappeler sans cesse que ce combat n’est pas le nôtre. Les Identitaires ont compris que le choix des Européens doit être celui de la diversification du monde, pour qui l’islamisation comme l’uniformisation occidentale sont des menaces à écarter. Il est nécessaire cependant de prendre en compte une nouvelle donnée : nos choix ne sont plus totalement autonomes, ils dépendent également du choix qu’ont fait et que feront d’autres populations avec lesquelles nous sommes en interaction permanente. Car les communautés extra-européennes installées au milieu de notre peuple ont elles aussi leur mot à dire. Leurs décisions influenceront ou limiteront fortement les nôtres ; notamment pour répondre à la précédente problématique : uniformisation ou diversification ?

La première constatation bien heureuse que nous pouvons faire est que ces populations n’ont jamais pensé à renoncer à leur identité. Ils ne deviennent pas des occidentaux comme les autres, porteurs de valeurs universelles abstraites. C’est une conséquence de l’échec de la tentative d’uniformisation que l’on appelle « assimilation ». L’homme de la rue ne croise pas des êtres abstraits aux valeurs abstraites. Non, nous croisons chaque jour des hommes porteurs d’une identité bien réelle et bien ancrée, qui nous renvoie à nos propres racines. Par l’affirmation de leurs différences, ils nous forcent à redécouvrir ce que nous sommes. Et, contrairement à ce que pouvaient penser certains philosophes, l’identité, la langue, le sentiment d’appartenance à un peuple ne sont pas accidentels, inessentiels, secondaires mais au contraire structurants. L’échec de l’assimilation puis de l’intégration et très probablement de l’insertion dans les années à venir, en sont les témoins sociologiques. La question que l’on pourrait légitimement se poser est : pourquoi le système en place souhaite-t-il persévérer dans cette utopie ? C’est un peu comme si un scientifique persévérait dans une hypothèse contredite par l’expérience. L’idéologie n’est pas une science, et le propre du totalitarisme est de vouloir conformer le réel à l’hypothèse, pas l’inverse. Quant à nous, identitaires, ce n’est pas une représentation idéalisée de l’Homme qui structure notre pensée mais la réalité. Nous ne prenons pas l’Homme et les peuples tels que nous voudrions qu’ils soient, nous les prenons tels qu’ils sont.

Et les peuples d’Europe sont aujourd’hui malades. Malades de leur histoire déformée, malades de leur culture volée et usurpée, malades d’une propagande incessante qui leur rabâche sans cesse l’idéologie du « vivre ensemble ». C’est cette expression « vivre ensemble » qui est en fait déterminante pour notre avenir. Allons-nous, oui ou non, continuer à « vivre ensemble » ? Intéressons-nous à ce concept qui sera à n’en pas douter celui qui délimitera nos perspectives. Car le principal problème géopolitique de l’Europe est que les Européens sont en train de devenir minoritaires sur leur continent.

Historiquement, cette idée « de vivre ensemble » comme socle de la nation est le fruit de la réflexion d’Ernest Renan exprimée dans un texte célèbre écrit en 1882 : « Qu’est-ce qu’une nation ?». Utilisé, pillé, un court extrait de ce texte est souvent pris comme définition de la nation moderne, voire comme illustration du dit « modèle français ». Voici l’extrait en question : « Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir… » On oublie cependant de préciser que Renan dit que la nation est aussi « la possession en commun d’un riche legs de souvenirs » ou encore « la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ». C’est pourquoi explique Renan « le culte des ancêtres est de tous le plus légitime », et d’évoquer comme hymne de la Patrie le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes ». Mais surtout on omet de préciser que Renan a en tête, à cette époque, de légitimer l’appartenance de l’Alsace-Lorraine à la France, appartenance légitime non par la « race » ou la « langue » mais par le « vouloir vivre ensemble en France » supposé des Alsaciens et des Lorrains. Utiliser un texte (tronqué qui plus est) dont l’objet est de contester l’annexion récente de l’Alsace et de la Lorraine, à seule fin de justifier aujourd’hui l’intégration de millions d’immigrés Africains est une pure escroquerie intellectuelle. On admettra facilement que le rattachement de l’Alsace-Lorraine à la France n’a pas les mêmes conséquences historiques que le rattachement de la moitié de l’Afrique à l’Europe !

Admettons cependant, à titre d’hypothèse, que le « désir de vivre ensemble » soit le socle sur lequel on bâtit une nation. Alors il nous faut admettre aussi qu’il n’y a, entre les Européens et les immigrés, de manière générale, aucun « désir de vivre ensemble ». Les immigrés dénoncent le « racisme » des sociétés européennes ou celui des Européens de souche. D’ailleurs, le racisme est bien un thème récurrent du débat intellectuel et des actualités. Nombreux sont les Européens de souche (les souschiens, en France, comme disent certains « indigènes ») qui sont victimes eux aussi de ce racisme (racisme d’autant plus cruel qu’il est nié). S’il y a « racisme » de part et d’autre, c’est qu’il y a rejet, donc volonté précisément de ne pas vivre ensemble. Le phénomène des ghettos illustre parfaitement ce désir réciproque de séparation. Les étrangers se regroupent « entre eux » (fort normalement, ceux qui se ressemblent s’assemblent) dans certaines zones territoriales et exercent des pressions et parfois des violences qui font fuir les Européens de souche. Les Européens de souche de leur côté évitent soigneusement, quand ils le peuvent, les quartiers, les écoles, les lieux où les étrangers sont trop nombreux. Il faut remarquer à cet égard que cette pratique illustre parfaitement le comportement des classes les plus aisées qui tiennent un discours d’ouverture à la mixité sociale et au métissage mais cultivent l’entre-soi le plus radical. S’il y a une volonté réciproque d’entre-soi, c’est qu’il n’y a pas « désir de vivre ensemble ». S’il faut des politiques contraignantes d’urbanisme, de découpage scolaire, de discriminations pour atténuer cet entre-soi et favoriser la « mixité », c’est que la « volonté de vivre ensemble » n’existe tout simplement pas. Dire que l’immigré venant en Europe manifeste ce désir est encore une escroquerie que démentent les faits. Le « désir de vivre ensemble » est un leurre idéologique. Mais quant à citer Renan, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ? Quels sont les « souvenirs » que nous partageons en commun avec les immigrés : la construction des cathédrales, la chevalerie, la révolution industrielle ? Les souvenirs qui pourraient nous être communs nous opposent plus qu’ils ne nous rassemblent (Poitiers, les croisades, la colonisation, les raids barbaresques esclavagistes…).

Quel « héritage » avons-nous reçu en indivis avec les immigrés : le droit romain, le christianisme, le roman courtois ? De quels « ancêtres » communs pouvons-nous faire le culte : Don Juan d’Autriche, Léonidas, Jeanne d’Arc, Louis XIV ? Et quant au beau chant spartiate (« Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes ») n’est-il pas présomptueux de croire qu’il sera selon le vœu de Renan un « hymne abrégé de toute patrie » ? Quand on n’a ni les mêmes souvenirs, ni le même héritage, ni la même lignée ce chant sépare et divise plus qu’il ne rassemble.
Souvenirs communs, héritage culturel commun, ancêtres communs, volonté d’être ce que furent nos Anciens, volonté de poursuivre leur œuvre : l’identité est le fondement du « désir de vivre ensemble ». Quand on n’a ni les mêmes souvenirs, ni la même culture, ni la même lignée, on forme des peuples différents qui n’ont aucune envie de cohabiter. L’histoire comme l’actualité nous le prouvent tous les jours. C’est pourquoi on falsifie nos souvenirs par des devoirs de mémoire tronqués, on tue notre culture par la sous-culture marchande, on nie notre lignée par le métissage. Le « vouloir vivre ensemble » républicain transposé dans tous les pays européens présuppose le meurtre des peuples. Il faut donc opposer à ce « désir de vivre ensemble » imposé par la contrainte et l’éradication des identités un « droit au divorce à l’amiable ». Les immigrés et les Européens ne veulent ni vivre ensemble, ni perdre leur culture : les ghettos, le racisme, les replis communautaires sont des conséquences de la violence exercée pour provoquer artificiellement ce désir. Nous vivons aujourd’hui dans une sorte de colocation insupportable pour tous. Les Européens sont propriétaires de la maison Europe. Nous, Identitaires, proposons un divorce à l’amiable, une séparation de corps et de biens par un retour de la majorité des immigrés au milieu de leur peuple d’origine.

Si le divorce par consentement mutuel que nous préconisons ne se faisait pas, nos dirigeants politiques seraient-ils prêts à assumer qu’il se fasse au contentieux ?

Paix identitaire ou conflits multiculturels, avons-nous le choix ?

Nous n’avons que trois avenirs possibles :

Premièrement, et c’est le plus favorable, les idées identitaires arrivent aux plus hauts sommets de l’Europe. Nous envisageons alors un retour au pays de la majorité des populations extra-européennes dans le cadre d’un grand pacte pour le développement. Pour y parvenir les Identitaires devront accentuer leur rôle d’aiguillon idéologique en développant un vrai pôle d’influence et de lobbying. Ne doutons pas un seul instant que les hommes qui participent aux cercles du pouvoir mettraient en œuvre demain ce que nous disons aujourd’hui pour peu que ce soit dans l’air du temps. Et justement ça l’est ! Notre rôle est donc de favoriser et d’accentuer la levée d’un vent identitaire en Europe !

Deuxièmement, hypothèse moins favorable, nous restons dans un statu quo dans lequel la situation que nous connaissons aujourd’hui continue de se dégrader progressivement. Nous sommes alors obligés de composer avec d’autres peuples présents sur notre terre. Nous aurions affaire à une communautarisation à l’échelle de l’Europe, un continent qui se morcellerait en entités distinctes formant une répartition en peau de léopard. Les frontières linéaires européennes laisseraient la place à des frontières identitaires, invisibles mais connues de tous. Ces dernières n’auraient pas besoin de douaniers pour ne pas être franchies. La frontière identitaire ce serait un pont qui couperait une ville en deux, un immeuble qui marquerait l’entrée sur un nouveau territoire… Cette situation serait celle d’une Bosnie à 500 millions d’habitants ! Les Identitaires formeraient alors l’embryon communautaire autour duquel nous devrions refaire un peuple. Nous avons un outil formidable à notre disposition pour anticiper ce phénomène, les maisons de l’identité. Ce sont des bases de liberté, de repli et de reconquête dans lesquelles nous formons l’ossature des réseaux de résistance de demain.

Enfin, la dernière et de loin la plus tragique des possibilités, nous sommes carrément pris pour cible par ceux qui voudront faire de nous ce que d’autres ont fait des Indiens d’Amérique. Cela ne pourrait se produire que si nous étions en minorité sur notre sol, mais il n’est pas uniquement question ici de démographie. Il est également question de volonté et de force morale. En 2011 les Européens sont la majorité numérique, mais pourtant ils sont la minorité morale. C’est la raison pour laquelle ce sont des Européens qui sont systématiquement agressés dans la rue. Nous devons dès à présent reconquérir cette domination morale pour qu’à aucun moment des populations malintentionnées puissent imaginer ne serait-ce qu’un instant nous désigner comme ennemi et décider de nous prendre pour cible. Rendre leur fierté aux peuples d’Europe c’est l’un des objectifs prioritaires du mouvement identitaire. Vous l’avez compris, le rôle des Identitaires, le rôle que chacun d’entre nous devra jouer c’est la mise en place d’une contre culture, d’une contre société qui va de pair avec un véritable pôle d’influence politique.

Quelles que soient les opportunités que nous offrira l’histoire, si nous avons les réseaux et l’influence alors nous pouvons être optimistes quant au destin des peuples d’Europe. Ce n’est pas la première fois que l’Europe se trouve dans une situation critique, et toujours nos ancêtres ont su préserver notre avenir. Et puisque nous sommes ce qu’ils furent, je suis certain que nous laisserons à nos descendants une terre sur laquelle ils pourront vivre pleinement leur identité européenne.

Arnaud Gouillon

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