Vivre Bien, en Bolivie ou en Europe, c’est être identitaire !

Vivre Bien, en Bolivie ou en Europe, c’est être identitaire !

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Depuis Février 2009, la Bolivie s’est dotée d’une constitution qui se rapproche grandement des idéaux identitaires. Cette Constitution donne une place de choix au concept du « Vivre Bien ». Le Vivre Bien est un ensemble de principes qui visent à imposer un idéal de vie en rupture aussi bien avec le libéralisme économique (et ses objectifs permanents de performances économiques), qu’avec le libéralisme social ou culturel. Il prône également la défense et la promotion de l’identité, et la primauté des Droits de la Terre-Mère sur les Droits de l’Homme.

En effet, le Vivre Bien s’appuie sur une mise en valeur prononcée de la Nature et de l’éco-système de l’Homme. L’environnement ne doit plus apparaître comme une ressource pour le système productiviste, mais bel et bien comme un socle sacré sur lequel l’Homme entend mener sa vie en harmonie avec ce dernier. Ce renversement philosophique permet de construire une écologie réelle et efficace, qui repose notamment sur une alimentation en accord avec les saisons. C’est une application parfaite du concept de « localisme » mis en avant par les identitaires, notamment lors de la campagne d’Arnaud Gouillon.

Le  Vivre Bien prône également l’adoption d’un mode de vie communautaire plutôt qu’individualiste. Face à l’isolement et aux préoccupations centrées sur l’individu, le Vivre Bien encourage l’individu à s’accomplir au sein d’une communauté, dans laquelle chacun se préoccupe de l’autre. Abattre les cloisons, s’unir plutôt que de se libérer à tout prix. C’est une idée qui a de beaux jours devant elle, au vu des évènements économiques et sociaux qui se profilent aujourd’hui en Europe.

Pour les Boliviens, la communauté ne saurait être une conception abstraite, une adhésion à des valeurs républicaines ou déconnectées de la réalité charnelle. C’est la raison pour laquelle la défense de l’identité des peuples est très importante dans le Vivre Bien. L’identité est l’héritage reçu et transmis, par la famille notamment, à travers les siècles, et qui a résisté 500 ans durant, à l’invasion de corps étrangers (la conquête espagnole en l’occurrence). Le Vivre Bien incorpore l’identité dans une vie harmonieuse avec le Nature et le cosmos. La boucle est bouclée.

Le ministre des affaires étrangères bolivien, David Choquehuanca, résume merveilleusement bien le Vivre Bien, dans une tirade qui aurait sa place dans le projet d’une société identitaire :

“Nous voulons recommencer à Vivre Bien, ce qui veut dire que maintenant nous commençons à estimer notre histoire, notre musique, nos vêtements, notre culture, notre langue, nos ressources naturelles, et après les avoir mis en valeur nous avons décidé que nous allons récupérer tout ce qui est nôtre, de recommencer à être ce que nous avons été”.

Cette conception identitaire de la vie en société bolivienne met à l’honneur l’un des plus anciens slogans des identitaires : « 0% racisme, 100% identité ». Partout dans le monde, dans chaque peuple, il existe des éléments qui souhaitent préserver leur mode de vie. Mode de vie mis à mal par le rouleau compresseur du mondialisme. Comme le disait Claude Lévi Strauss:

«L’humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification.»

Alors qu’il est héroïque et plébiscité de défendre son identité et sa Terre en Bolivie, le faire en Europe serait suspect voire réactionnaire. Le mondialisme qui tend à produire un Homme Nouveau, déraciné, profondément athée, dénué d’origines ethniques et de valeurs culturelles issues de quelconque civilisation, use de toutes les armes à sa disposition : l’immigration et ses chiens de garde (l’extrême gauche), la culture globale (diffusée à travers le cinéma et la musique notamment), et le démantèlement des frontières économiques et migratoires (organisé par des institutions supranationales tel que l’Organisation Mondiale du Commerce). Un seul but : convertir le monde en un marché global, afin d’en tirer le maximum de profits.

Face au nihilisme destructeur, nous proposons le retour au réel, à l’économie respectueuse de l’environnement (à travers le localisme notamment), et à l’Homme enraciné dans son territoire, en exprimant sa culture millénaire. Parce que le maintien de la biodiversité est un enjeu planétaire, il est valable avant tout pour les peuples autochtones, menacés de disparaitre sous les coups de boutoir incessants du mondialisme.

Vivre Bien, en Bolivie ou en Europe, c’est être identitaire !

Arnaud Delrieux

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