OGM, nucléaire et technologie : l’avis des Identitaires

OGM, nucléaire et technologie : l’avis des Identitaires

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La science et la technologie ne sont pas un problème si elles sont maîtrisées par la conscience et l’éthique. La difficulté est de savoir distinguer ce qui est moral de ce qui ne l’est pas, et de trouver le point critique au-delà duquel l’humanité et la planète souffriront plus d’une nouvelle technologie qu’elles n’y gagneront.

Nous pensons que c’est l’exploitation commerciale à outrance des découvertes scientifiques qui crée un danger. D’autant plus que cette logique de rentabilité impose la réduction des périodes de test et de validation des nouvelles découvertes. Et ce au détriment de la mesure des éventuels effets secondaires de ces découvertes.

La question des OGM

En ce qui concerne les OGM (organismes génétiquement modifiés), ce n’est sans doute pas tant leur principe qui est condamnable – car le problème de la malnutrition mérite que la science y apporte son expertise – que, justement, leur utilisation à des fins purement commerciales ! En abandonnant la recherche sur les OGM aux ogres de l’agrochimie (Monsanto & Cie), les politiques sont responsables de l’absence de garde-fou mis à leur exploitation. Outre les expérimentations en plein champ, le scandale des OGM c’est la stérilisation des semences qui contraint les agriculteurs des pays pauvres à racheter tous les ans de quoi semer leur lopin de terre. La loi du profit maximum contredit donc ouvertement la logique politique, celle de l’autosubsistance des pays pauvres.

Pour nous, il est évident que si les OGM avaient été développés sous contrôle institutionnel, ils auraient pu devenir un formidable levier pour endiguer les phénomènes migratoires en améliorant les conditions de vie des pays du Sud et en diminuant d’autant les causes de l’émigration massive. Hélas, abandonnés, par soumission aux intérêts du capitalisme financier, au secteur privé, ils sont en passe de représenter une arme de maintien sous tutelle des pays du Sud.

Et le nucléaire ?

D’un point de vue strictement écologique, le nucléaire pose de graves questions : de sécurité, de santé, d’impact environnemental et de gestion des déchets. Cependant, aucune source d’énergie artificielle n’est « propre ».

En revanche, l’énergie nucléaire permet l’indépendance énergétique de la France et lui procure également des ressources financières importantes.

Au regard de ce double constat, les Identitaires considèrent que dans un monde conflictuel, la plus grande indépendance énergétique possible est une nécessité vitale. Politiquement, le nucléaire a donc toute sa place en France mais aussi en Europe.

Cela étant dit, il existe d’autres moyens d’assurer une indépendance énergétique européenne. Celui d’abord de l’alliance avec la Russie dans le cadre d’un partenariat privilégié. Ensuite, celui de la diversification des sources d’énergies, qu’elles soient renouvelables – il est notamment urgent de développer le solaire domestique – ou nouvelles à condition, dans ce dernier cas, de s’en donner les moyens en se libérant du lobby pétrolier et en encourageant la recherche.

Une « bonne énergie » devra être à la fois peu polluante, si possible renouvelable, modulable (c’est-à-dire compatible avec la préservation des autonomies locales) et suffisamment performante pour couvrir nos besoins.

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