Questions/Réponses sur notre vision politique

Questions/Réponses sur notre vision politique

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Une étudiante anglaise ERASMUS nous a envoyé dans le cadre d’une étude, une série de questions sur notre vision politique. Nous en profitons pour publier ici nos réponses, l’occasion de peut-être éclaircir certains points.

1) Pensez-vous que les immigrés ont affecté le taux de chômage à Lyon ?

Le taux de chômage des immigrés extra-européens en France se situe entre 18 et 22% en 2010 selon l’INSEE. C’est le double du niveau moyen du chômage en France. Nous n’avons pas de chiffre sur Lyon mais nous ne voyons pas en quoi ces chiffres pourraient être fondamentalement différent

 

2) Pensez-vous que la violence entre les jeunes a augmenté depuis l’arrivée des immigrés ?

Nous ne disons pas que tout était rose auparavant. Mais que ce soit au niveau du ressenti ou des statistiques nous constatons que s’installe progressivement un climat de tension permanente, dans les transports en commun, à l’école, ou dans certains quartiers pas forcément périurbains (La Part-dieu, Bellecour, Terreaux..). Dans nombre des cas, ce climat se transforme en agression verbale ou physique contre des Français de souche. D’autres facteurs sont responsables de cette violence, mais nier l’influence de la délinquance d’origine immigrée c’est faire preuve de mauvaise foi ou d’incompétence.

 

3) Que pensez-vous de l’idéologie de l’islamisation ? Est-ce que c’est une menace à la culture française ?

Il faut être clair, l’islamisation de l’Europe ce n’est pas la conversion de millions d’Européens à l’islam. Le phénomène de conversion existe mais reste très marginal. Non l’islamisation c’est en fait l’arrivée massive d’immigrés extra-européens d’origine musulmane, qui exaltent en Europe leur pratiques, (bien plus qu’ils ne le feraient chez eux d’ailleurs). L’islamisation n’est donc que la partie émergée de l’iceberg immigration vers lequel se dirige le Titanic U.E, si nous ne faisons rien.
Mais n’allons pas rejeter la faute sur qui que ce soit d’autre que nous même. L’immigration musulmane ne s’impose que là ou on la laisse s’imposer. C’est entièrement de la faute des Européens. Complètement soumis à la pensée naïve de la tolérance et à la croyance d’un vivre-ensemble utopique, nous sommes incapables d’imposer des limites polies mais fermes à une immigration intarissable. Cela peut vous surprendre mais je crois au « vivre-ensemble » entre les peuples. A condition que les peuples concernés disposent d’un socle civilisationnel commun.
Mais ne me croyez pas sur parole. Constatez vous-même. Depuis 50 ans l’histoire démontre que les Européens peuvent parfaitement vivre en paix et en relative harmonie. A l’inverse la situation actuelle nous montre que des peuples de civilisations différentes ne peuvent coexister pacifiquement ensemble en Europe.
Notons que les Européens sont les seuls sur terre à faire preuve d’autant de naïveté à ce sujet.

A terme, je ne pense pas que l’islamisation soit un danger pour nous. Bien au contraire je pense que c’est une véritable opportunité pour les Européens de redécouvrir la richesse de leur civilisation, de partir à la recherche de leur identité. A titre personnel, sans immigration et sans islamisation, il est peu probable que je me sois un jour penché sur la question de mon identité, de mes racines. L’altérité a réveillé en moi mon une âme identitaire européenne endormie jusqu’alors dans un marais occidental américanisé et consumériste. L’islam questionne les Européens sur ce qu’ils sont, et ce ne peut être qu’une excellente chose.

 

4) Que pensez-vous du droit de voter des étrangers ?

Ça ne change pas grand-chose. En bradant les cartes d’identité française, l’administration à d’elle-même instauré un fossé entre nationalité et citoyenneté. D’où l’émergence dans l’inconscient de chacun de deux France, deux peuples, qui cohabitent sur un même territoire. Chacun a sa manière d’interpréter le phénomène (sous un angle social, ethnique, religieux ou culturel) mais tout le monde reconnait qu’il existe. Le peuple des indigènes, nous, celui des allogènes, eux.

 

5) Que pensez-vous sur l’immigration ? A votre avis c’est une richesse pour France ?

L’immigration extra-européenne est un désastre pour tout le monde. Pour les pays d’accueil, pour les pays de départ, pour les immigrés eux-mêmes. Mais la clef se trouve là bas. Nous devons nous battre pour que chaque peuple ait le droit à un avenir sur sa terre, en toute autonomie. Ce n’est pas à nous d’imposer notre manière de faire ou de penser, comme nous l’avons fait avec le colonialisme et comme nous le faisons toujours avec le néo-colonialisme. Il faut rompre avec cette idée-reçue qui de Jules Ferry à Claude Guéant nous dit « « nous devons civiliser le tiers monde, car notre civilisation est supérieure ».
Si l’immigration extra-européenne est une richesse, il y a des continents et des pays qui en ont plus besoin que nous, non ?
Plus sérieusement l’immigration est surtout une richesse… pour les grands patrons. En France, c’est Bouygues qui a défendu le premier le regroupement familial. Aujourd’hui c’est Laurence Parisot qui écrit des livres contre Marine le Pen. Je serais au front de gauche, je me poserais sérieusement la question de savoir de qui je défends les intérêts en prônant la régularisation. Délocaliser la main d’œuvre quand on ne peut délocaliser l’entreprise, ça profite à qui ? Ce n’est pourtant pas une logique difficile à comprendre.

 

6) Que pensez-vous des jeunes maghrébins ? Ils sont vus comme des délinquants à la société ?

Vous parlez de ceux qui vivent ici ? Si j’étais l’un d’entre eux, je rêverais plus de Dubaï que de Lyon. Je pense que leur mission historique, leur devoir mais surtout leur intérêt c’est de participer activement au formidable élan populaire qui anime leurs pays respectifs. Avec les révolutions arabes, et la puissance économique des pays pétroliers du Golf, ils ont désormais toutes les clefs pour faire de grandes choses là-bas. De toute façon ici il n’y a déjà pas de travail pour les jeunes européens, alors pour eux…
Pour ce qui est de leur perception c’est un peu comme tous les préjugés. Il y a un fond de vérité, à chacun d’y apporter sa nuance ou pas selon sa propre expérience.

7) A votre avis, les personnes d’origine étrangère sont-elles responsable du racisme dont elles sont victimes, par exemple en refusant de s’intégrer, en restant avec leur communauté, en portant le voile ?

Là ou vous voyez du racisme ou de la xénophobie, je vois une réaction instinctive de défense. Comme un cri animal. Les gens ont le sentiment (à tort ou à raison, je vous laisse décider) d’être en danger, étouffés, menacés et ils réagissent primairement. Mal. Mais c’est facile de juger avec du recul ou lorsque l’on ne se sent pas concerné, par déni ou par idéologie. La pensée identitaire c’est de transformer cette réaction de défense, en amour de soit et des siens. C’est de transformer cette force destructrice en mouvement de création. L’amour des miens plutôt que la haine des autres.
Concernant votre question, il faut prendre de la hauteur : le repli s’observe des deux cotés. On force deux peuples à co-exister sur la même terre. Ils se sentent mutuellement en danger. Les deux cultivent leurs anticorps identitaires en réaction. Pour ce qui est du refus de s’intégrer, il n’y a rien d’anormal à cela. On peut intégrer des individus, pas un peuple. En tant que peuple confronté à l’autre, ils affirment leurs marqueurs identitaires et communautaires. Comment voulez-vous le leur reprocher ? Les responsables de la situation ce sont ceux qui ont forcé deux peuples – par idéologie ou intérêt économique – à coexister sur une même terre, pas ceux qui utilisent leur marqueurs identitaires pour se protéger.

 

8 ) Pensez-vous que le racisme anti-blanc existe ? C’est un phénomène grandissant ou pas ?

Comme tous les autres racismes, le racisme anti-blanc existe. Il est encore plus cruel car c’est celui qui ostracise un peuple sur sa propre terre. Du coup on se sent vraiment « Indien d’Amérique » quand on est victime de racisme chez soit. Mais le problème n’est pas là, le problème c’est la négation systématique de ce racisme en Europe, sous des couverts idéologiques. Le blanc est responsable de tous les malheurs de la Terre, et le racisme anti-blanc est un racisme social : c’est le discours des « Indigènes de la République ». Comme si nous étions pour l’éternité condamnés à expier les fautes supposées de nos ancêtres esclavagistes. (Ce qui en plus est une aberration historique étant donné que nos ancêtres ne sont pas plus responsable des l’esclavage que les extras européens entre eux).

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Damien.

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