Nouvelle agression de l’extrême gauche : des étudiants de Lyon III visés + Témoignage

Nouvelle agression de l’extrême gauche : des étudiants de Lyon III visés + Témoignage

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Témoignage d’un étudiant de Lyon III :

En sortant de cours, j’ai vu les jeunes du front de gauche qui tenaient une « assemblée citoyenne » devant Lyon 3.
Quatre étudiants sortaient au même moment, un d’eux a pris un tract que les militants distribuaient, l’a lu un court instant, puis remis dans sa poche ; les autres ont refusé de le prendre.

A partir de là, des « fachos on va vous tuer » sont partis de jeunes du front de gauche à destination des étudiants ; j’ai alors vu que l’un des étudiants avait un autocollant « les jeunes avec Sarkozy », certainement motif du conflit. Dans la rue rollet, certains manifestants se sont avancés vers les jeunes en leur demandant de dégager « sinon ils allaient se faire allumer ». Ce qu’ils ont alors fait sans demander d’explication, en se dirigeant vers le bar-tabac le Sendoré bien connu de Lyon 3.

J’allais moi-même acheter, mes cigarettes, je les ai donc vu s’asseoir en terrasse et discuter avec le patron en passant leur commande.
Alors que je retournais à la fac, j’ai vu à l’angle de la rue rollet et du cours Albert Thomas le groupe de jeunes du front de gauche se rassembler ; ils étaient une vingtaine et remontaient tous leurs écharpes en enfilant des gants de cuir. Je n’ai pas osé traverser tout de suite, j’ai donc assisté à l’agression. Très vite les agresseurs ont traversé la route sur le passage piéton, se sont déplacés sur la terrasse où les étudiants étaient attablés et les ont littéralement roué de coups. Ils n’étaient que 3 sur la terrasse et les agresseurs une vingtaine environ. Ils ont utilisé les manches en bois où étaient fixé les drapeaux pour mettre des coups, ont frappé des chaises et jeté les tables du café. Les jeunes essayaient pendant ce temps de se réfugier à l’intérieur du bar. Pour les empêcher de rentrer dans le bar, les agresseurs ont alors sorti des bombes lacrymogènes et gazé les victimes. Ils ont malgré tout réussi à se réfugier, à bloquer la porte, et les militants du front de gauche se sont enfuis.
Je suis allé rapidement voir comment allaient les victimes. Ils avaient tous reçus des coups et du gaz, ne pouvaient pas ouvrir les yeux ; l’un d’eux saignait au visage.

Dans le bar, j’ai pu voir qu’un enfant de 6-7 ans était en pleurs et réfugié parce qu’il avait reçu du gaz lacrymogène.
La police et les pompiers sont ensuite arrivés et ont pris en charge les victimes. Plusieurs témoins de la scène sont venues apporter leur soutien. Un témoin de la scène qui avait vu leurs visages est alors monté dans une voiture de police pour retrouver les militants de gauche.
Cinq personnes, dont un avec un drapeau qui avait servi pour l’agression ont été présentées aux victimes, témoins et gérant du bar. Sur les cinq, trois ont été formellement et unanimement reconnus, les deux autres ont donc pu repartir.

Après avoir couvert les interpellations lors de la dernière « manifestation antifasciste », les attaques de commissariat, les blacks blocks ou les agressions de militants patriotes, Le « Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite » passera-t-il une nouvelle fois sous silence cette agression? Certainement.

Dans un extraordinaire exercice de funambule, Laurent Burlet de Rue89 Lyon a quand même réussi l’exploit de justifier l’attaque du bar par des jeunes du front de gauche et leur responsable national, Andréa Kotarac. Témoignage des agresseurs, hypothèses alambiquées… tout y passe. Au final les agresseurs deviennent les victimes et une fois de plus (comme on a pu le remarquer à de nombreuses reprises lors des attaques de La Traboule) l’extrême gauche réussit sa manipulation. Coup de maître. Mais au fond qui est encore dupe ?

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