A l’aide, je suis un identitaire !

A l’aide, je suis un identitaire !

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Un identitaire… Alors, à l’entente de ce mot, pas de détour : je suis certainement un facho, acoquiné au FN, haineux grincheux, bas-QI, molusco-pensant et extrémiste. Par définition, je ne pense qu’à moi, j’ai peur et je n’aime pas les gens. Je vis dans un passé révolu, et même un passé issu des « heures sombres de notre histoire ». De fait, je ne mérite même pas que l’on m’écoute, encore moins que l’on m’adresse la parole. Pire : il va de soi que je suis raciste, un con qui repousse les autres parce qu’en ayant peur, qui hait les gens différents sûrement parce que ne sachant que les envier, et surtout, qui conchie leur culture pour cause de manque total d’ouverture. Arrivé là, le jugement est tombé, la sentence incompressible. Peine de honte et de silence à perpétuité.

Diable, que l’on me laisse seulement quelques minutes…

Car c’est une description terrible pour moi, qui ai suivi un chemin à des encablures de là pour devenir ce que l’on nomme un identitaire pur, un chemin basé justement sur l’ouverture, la passion et la curiosité…

Je vais tenter de dire comment je suis devenu un identitaire. C’est simple. J’ai voyagé à travers mon pays, mon continent puis le reste du monde. Ainsi j’ai rencontré des peuples, des cultures, des traditions, des paysages. J’ai ouvert des livres afin d’en découvrir plus encore. Et par ces chemins nombreux j’ai redécouvert ma terre. Je suis passé de féru à passionné d’histoire, de voyageur à grand voyageur. J’ai découvert la beauté, justement, de ce qu’EST, une culture. J’ai découvert l’histoire des peuples, puis celle de mon peuple, qui aujourd’hui me passionne. Ce filigrane de l’histoire infiniment imprégné d’identité. D’abord à travers châteaux et cathédrales, que connurent bien des anciens, ou ambiances et paysages, mille fois déjà savourés. A travers ces arts de vivre si raffinés, ces grands élans historiques, ou ces hommes d’esprit si rayonnants. Au travers des légendes, issues du fond de forêts profondes ou d’éruditions mystérieuses, qui racontent les idées, font palper les peurs et les ambiances d’une époque ancestrale. A travers les traditions, – qui quand elles sont françaises sont décriées et qui quand elles sont exotiques deviennent si intéressantes -, qui ne sont autres que l’écrin d’un morceau de monde que quelques hommes décidèrent un jour de protéger. Par là je stimule mon envie de plonger toujours plus dans ce qui fait l’histoire de ma terre et donc de mes ancêtres, qui l’ont bâti.

Ce chemin me conduit par quelques détours vers des terres voisines, puis leurs voisines, et ainsi vogue mon esprit curieux.

Et aujourd’hui, qu’est-ce que je fais en plus de découvrir les autres et moi-même et d’en apprendre toujours plus ? Et bien aujourd’hui, simplement, je partage.

Voilà comment je suis devenu identitaire. J’ai appris. J’ai échangé. J’ai parcouru. Puis j’ai encore appris, et ainsi de suite. Et ce qui fait la différence avec le bienpensant anti-identitaire actuel, c’est sûrement deux simples petits détails.

Tout d’abord, je suis devenu fier. Fier, tout simplement, sans exagération, sans envergure imposante, sans chauvinisme, juste humainement fier comme on est fier de ses enfants, de sa famille. Fier avec le cœur, de mon pays, de ma nation, de ma culture, de l’Europe civilisationnelle parmi laquelle elle a grandi, et, je le dis, de mon peuple, qui en est à l’origine. Bien hypocrite ou bien illogique serait l’amateur épris de l’œuvre mais méprisant son créateur.

L’autre petite différence, c’est un simple double constat. Un constat humain, d’abord. Pas simplement basé sur ma personne mais bien sur chaque personne que j’écoute, quelque fut sa culture : les racines, c’est important pour l’homme. Je dirais même que les racines, c’est viscéral. Les racines s’expriment avec douleurs lorsqu’elles sont arrachées, manquent avec froideur lorsqu’on ne sait plus qui elles sont parmi plusieurs. Car l’on ne puis plus s’identifier. Phénomène massivement observé parmi les migrants. Un constat sociétal, ensuite. Le constat simple que l’Europe se sacrifie littéralement et presque sans retenue, jusqu’à une forme naissante de dictature anti-racines, anti-culture et anti-peuple autochtone. Une volonté transcendantale que le peuple autochtone, pourtant à l’origine de sa terre et de sa culture, ne devienne plus qu’une variable ethnique parmi d’autres, ou mieux, ne disparaisse dissout dans un métissage généralisé. Un beau paradoxe, au passage, où l’on prône à la fois la diversité et la dissolution générale. C’est simple, aujourd’hui, pour le français de souche, on passe d’amoureux transi à facho antipathique sur simple évocation d’identité ou de racines charnelles. A moins de se cacher, et ne rien vraiment partager sinon ironiquement ou avec exotisme…

Il existe une émission télévisée dont je trouve que le titre sied à ravir à une idée idéaliste des mouvements de peuples et de cultures : “Des racines et des ailes”. Savoir reconnaitre et défendre ses racines, en sachant être émerveillé par les autres cultures, sinon au moins les respecter. Savoir les respecter implique forcément de ne pas les envahir et de ne pas les forcer à changer. Une identité, au-dessus des racines, ça évolue, au fil des siècles. Mais une identité forcée, contrainte de changer, risque de se briser. Et cette rupture n’est pas dénuée de violence. D’autres peuples l’ont déjà vécue au cours des siècles.

C’est simple au fond. J’étais amoureux et fier. Puis j’ai vu mes amours sacrifiées, humiliées, et je suis devenu identitaire, comme pour protéger mon identité, qui a autant de légitimité que celle des autres. Et par la force de l’évolution des esprits, j’ai fini facho aux yeux des nouveaux juges modernes.

A présent même si je dois parfois faire chuchoter cette part de moi-même, je suis devenu deux fois plus identitaire. Un identitaire pur. Ce terme n’implique pas d’extrémisme. Il s’agit au contraire de faire respecter les identités, quelles qu’elles soient, par passion et par principe. Mais aussi de faire office de mémoire par le partage de mes racines, qui intéressent infiniment l’étranger curieux, comme les siennes m’intéressent. De faire enfin office de bouclier protecteur quant aux affronts que subit ma propre identité, qui à l’heure d’écrire ces lignes vacille sous de nombreux assauts.

Et pour toujours un voyageur ouvert et curieux.

Quelques précisions après cette émanation du cœur…

Idéalement, je tente tant que possible de rester sincère et objectif.

De me doter d’un respect réel pour toutes les cultures, quelles qu’elles soient, par principe, et le plus souvent d’un intérêt sincère pour celles-ci, selon les passions et préférences, bien entendu.

Pas plus juge qu’un autre, je ne dois cependant pas me priver d’esprit critique. Ainsi, ne pas prendre obligatoirement position sur la question infiniment périlleuse de « toutes les cultures se valent-elles ou non ? » (Moi-même je n’ai pas encore la réponse, s’il y en a une). Peu importe, le point de vue à considérer est que toutes les cultures sont potentiellement intéressantes, et s’il est délicat d’effectuer des comparatifs qualitatifs, en tant qu’identitaire pur je me dois pour autant de rester impartial et critique envers ce que je considère objectivement comme négatif, néfaste, etc.

Je me dois bien sûr d’être un bouclier dans la défense des identités et des cultures en général, mais en brandissant avant tout mon bouclier, pour défendre mon propre blason, mon identité, si elle est menacée. Ce sont mes racines !

De me priver d’effectuer des généralités totalitaires, et prendre l’individu avec le respect qu’il mérite et lui laisser chaque fois sa chance, mais en rien ne se priver d’étudier les masses, sinon tout travail sociologique est impossible. Ceci permet simplement de protéger l’exception, partout présente. Laisser sa chance à chacun est un travail parfois très difficile, lorsque l’on est blasé ou exaspéré par une majorité, mais c’est un principe vers lequel tendre.

En tant qu’identitaire pur je ne suis en rien non plus un passéiste pur, je ne vis pas dans un passé révolu. Je suis d’ailleurs quelqu’un qui s’inquiète sans cesse de l’avenir, et qui sait aussi que ce qui a forgé la terre et les identités au cours des millénaires ce sont des projets qui un jour furent présents et futurs, ainsi le progrès ne doit jamais cesser (le viaduc de Millau a autant de classe qu’un château du Périgord, les siècles en moins). Mais un progrès qui jamais ne se défait de son socle passé, car cet hier féconde ce jour et fait naitre demain. Ceci inclut les parties lumineuses comme les plus sombres de l’histoire, car chacune façonne, qu’elle fut caresse ou coup de burin perpétré au visage de notre histoire.

En tant qu’identitaire je possède un attachement au patrimoine sans faille, charnel, qu’il fut matériel ou immatériel, concevant ainsi par ce fait l’importance du patrimoine d’autrui. Mais ceci toujours sans fanatisme, tout comme je suis patriote avec le cœur et sans chauvinisme. Un patrimoine dont je me porte comme protecteur, défenseur, mais aussi que je partage et fais découvrir non sans fierté.

Je connais le sens d’une fierté patriotique de cœur, sachant aimer sans chauvinisme, adorer sans fanatisme, partager sans écraser, découvrir sans prendre toute la place, et avec élégance (à la Française !).

Je me dois par essence d’être tant que possible dépourvu de racisme et d’irrespect, mais ne dois jamais me voiler la face vis-à-vis des caractères d’une culture ou d’une civilisation, ne jamais transiger face aux visions bien-pensantes ou « bisounours », et savoir dire les choses, asséner les vérités.

En tant qu’identitaire je possède enfin, par principe mais surtout par passion, une culture que sans cesse je travaille, aidé en ça par une curiosité qui définit l’identitaire pur et sied à ravir à son portrait.

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