Notre culte marial

Notre culte marial

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Les gones et fenottes le savent bien, la Sainte Vierge a une place particulière à Lyon. Si les lyonnais croyants le démontrent dans leurs prières et processions, les non croyants et les touristes le voient assez rapidement : la statue dorée de la chapelle de Fourvière est visible par tous ceux qui osent encore relever la tête quand ils se baladent à Lyon . Le chanoine J-B Bouillard écrit en 1852 dans son livre qui résume les évènements du 8 décembre « Son image réservée serait le point culminant de notre horizon, celui que le soleil saluerait matin et soir de ses premiers et de ses derniers feux, et le chrétien de son premier et dernier regard ». Il y aussi les nombreuses Madones (Vierge à l’enfant), ce sont ces petites statues au coin des rues qui veillent sur le peuple lyonnais, sans même la plupart du temps que ce dernier les aperçoivent. Certaines ont été endommagées, non par la Révolution Française comme beaucoup le pensent, mais par les Protestants durant le XVI siècle.

Il est difficile de dater précisément les origines de la vénération des lyonnais envers la Sainte Vierge, mais cette vénération est visible depuis le Moyen Age. L’évènement marquant se situe en 1643, quand la ville de Lyon se met sous la protection de la Vierge Marie pour se protéger d’une épidémie de peste qui menace Lyon. A noter que cette maladie a déjà décimée des milliers de Lyonnais depuis plus d’un siècle. Le 12 mars 1643, l’équivalent de notre maire d’aujourd’hui, le Prévost Alexandre Mascary, entouré des adjoints les Echevins, s’en remet à la vierge Marie pour protéger les lyonnais et les lyonnaises de la maladie. Les siècles suivants, les lyonnais prient dans beaucoup de circonstances la vierge Marie : pour la guérison des malades, le retour des soldats partis en guerre…

Le rôle d’intercession de la Vierge Marie est très important, il s’agit du culte d’hyperdulie, le culte marial, supérieur au culte des Saints.
Ce que démontre vraiment ce culte et cette attachement, est le fait que les Lyonnais remettent la ville aux mains de la Vierge, leur destin aux mains de leur protectrice, de leur mère.
Les plaques présentent à la base de la statue en bronze dorée de la chapelle de Fourvière (sculptée par Victor Fabisch en 1851 ) illustrent mes propos. Nous pouvons lire sur ces plaques gravées :

« O Marie, cette ville est à vous ; protégez-la »

« Beneficiorrum memor civitas aere Lugdunensium , 1852 ».

En souvenir de ses bienfaits, la Cité lui a érigé ce monument avec les offrandes de ses enfants lyonnais, 1852.
« A la grande patronne de la Cité, les habitants de Lyon, en reconnaissance des bienfaits reçus »

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