Le Grand Lyon engloutira l’identité lyonnaise

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Le Grand Lyon engloutira l’identité lyonnaise

 

On s’est longtemps focalisé sur le Grand Paris et le désert français, mais on serait hypocrite de ne pas voir que ce même mal ronge nos belles provinces. Le Grand Lyon ou le désert rhônalpin risque de devenir dans les prochaines années une triste réalité. Cette mégalopole du futur, fusionnant Saint-Etienne et Chambéry, fait déjà preuve d’un appétit féroce en dévorant, petit à petit, les villes alentours et les hameaux paisibles, avant de les recracher transformer en banlieues pavillonnaires sans âmes. Qu’on ne s’y méprenne pas, c’est bien en tant qu’Identitaires lyonnais que nous attaquons ce monstre qui n’a de Lyon que le titre. Ce grand Lyon n’est qu’un grand vide, un grand trou noir dont la première victime est bel et bien l’identité lyonnaise et son peuple. Et il faudra bientôt changer les panneaux routiers, si le maire Gérard Collomb réussit son souhait de transexualiser notre belle cité en vulgaire Barcelone-sur-Saône.

Par ailleurs, on ne peut pas dénoncer le jacobinisme centralisateur français, lorsque dans le même temps, le grand Lyon s’arroge le privilège de concentrer tous les pouvoirs à l’échelle de la région Rhône-Alpes. La capitale francilienne a en quelque sorte délégué son centralisme. Car comme le Système français à tuer les peuples n’est pas idiot, et à l’image des poupées russes, les nouvelles mégalopoles (les grands Lyon, Marseille, Nice, etc.) englobent les provinces alentours, elles-mêmes englobées par le grand Paris, afin de transformer la France en banlieue de Paris.

En octobre 2010, Nicolas Sarkozy alors président de la République avait clairement annoncé la couleur : « ce grand projet du Grand Paris qui déborde des frontières de l’Ile-de-France, qui dépasse les limites du Bassin Parisien, qui va jusqu’au Havre, je ne le conçois que comme la première étape, au fond, d’un projet plus vaste qui englobera demain le Grand Lyon et le Grand Marseille dans un grand arc de développement s’ordonnant autour de la vallée de la Seine et de la vallée du Rhône avec, à ses extrémités, comme débouchés naturels, les deux grands ports français. »

Par cette déclaration, l’ancien président de la République signait officiellement l’absorption de la France par ce trou noir qui ne cesse de s’agrandir chaque année et que l’on nomme le Grand Paris. D’ailleurs, ce Grand Paris, sans queue ni tête historique, ne cache qu’un seul objectif, celui de créer une mégalopole gigantesque (du Havre jusqu’à Marseille), seule capable, pour notre classe politique, de pouvoir rivaliser avec ses concurrentes asiatiques, notamment japonaises (Tokyo et ses 40 millions d’habitants !), chinoises (Chongqing et ses 30 millions d’habitants), ou américaines (New York, Sao Paulo, Mexico, Los Angeles).

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