Au champ de mort des Brotteaux s’élève une église où rayonne la vérité éternelle

Au champ de mort des Brotteaux s’élève une église où rayonne la vérité éternelle

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Le siège que Lyon soutint en 1793 contre les armées de la Convention appartient à l’histoire. Cette page mémorable de nos annales est largement méconnue par les Lyonnais d’aujourd’hui, alors qu’elle témoigne le plus de la volonté du peuple lyonnais de rester maître de son destin. A travers les écrits qui ont traversé le temps, à travers les témoignages, nous sommes en mesure de mieux appréhender l’aspect totalitaire de la Convention, et l’ampleur des massacres qu’elle a perpétré sur les Lyonnais. Exécutions, délations, destructions. La ville comptait environ cent cinquante mille habitants au début du conflit, il n’en restait plus que cent mille à son terme. Un tiers de la population disparaît, au nom de la « Liberté », sous l’ordre de la Convention.

Depuis, les familles des victimes se sont toujours battues pour que nos morts aient un lieu qui leur soit destiné. Ce lieu se trouve à l’endroit où ils ont été massacrés, et enterrés vivants pour un certains nombre d’entre eux : la plaine des Brotteaux. Ce sanctuaire garde précieusement, à l’abri des regards non initiés, les ossements des combattants Lyonnais, qui ont été retrouvés à l’endroit de leur mort. Dans l’ancienne chapelle étaient apposés neuf tableaux manuscrits portant les noms des victimes de 1793 et 1794. Devenus illisibles, ils ont été substitués par des tableaux imprimés qui ont trouvés leur place dans le nouveau sanctuaire.

En tête de cet émouvant nécrologe, ne convient-il pas de redire aux générations nouvelles pourquoi leurs pères ont lutté et comment ils sont morts, quels hommages leur rendit la piété populaire, quels tombeaux elle leur éleva ?

Ce ne sont point des paroles vaines. C’est la voix du peuple lyonnais, c’est l’évocation des lois providentielles et des enseignements de l’Histoire. L’injustice, la violence, les exécutions sanglantes sont passées, fléaux de Dieu. Les noms des assassins sont notés d’infamie, le respect et l’honneur auréolent les noms des vaincus. Sur ce drame douloureux resplendit la plus haute pensée chrétienne. Au champ de mort des Brotteaux s’élève une église où rayonne la vérité éternelle.


=> Article et historique sur le siège de 1793



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