Le localisme, c’est bon pour le moral !

Le localisme, c’est bon pour le moral !

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Le localisme occupe une place centrale dans l’instauration d’une société identitaire telle que nous souhaitons la construire. Le localisme est un principe de consommation –et au sens plus large, de fonctionnement, qui permet de redonner un sens logique aux activités humaines.
Le localisme est le fait de privilégier dans sa vie quotidienne, ce qui est local. Que ce soit en termes de consommation, ou d’administration de la vie de la cité, le localisme permet de répondre à nos besoins avec des solutions « au plus près ». Il permet de résoudre les problématiques liées à l’économie, à l’écologie, et à la disparition du lien social.
Constat d’échec : la mondialisation est aujourd’hui la cause de la plus part des maux qui rongent notre pays : chômage (désindustrialisation, délocalisation), immigration (mondialisation des peuples), perte de valeurs, perte de notre identité (remplacée par une culture globale neutre et adaptable dans le monde entier). D’un point de vue purement économique, la mondialisation pourrait être résumée par cette phrase : La mondialisation c’est faire fabriquer des produits par des esclaves, pour les vendre à des chômeurs.
La folie et l’absurdité de la mondialisation économique semble d’autant plus évidente, puisqu’elle défie toutes les lois du bon sens. Il est moins chère de faire fabriquer à 6 000 kilomètres plutôt qu’en bas de chez soi. Et ce même en prenant en compte le coût du transport et de la chaîne logistique. Pourtant, ce gain purement économique pour les actionnaires des grandes multinationales, est simplement catastrophique pour les citoyens, travailleurs comme consommateurs. Les salariés sont licenciés, les savoirs faire artisanaux ou industriels sont perdus, l’activité de production est complètement désincarnée, puisque tout se passe à des milliers de kilomètres d’ici. Enfin, l’écosystème est également détérioré, par ces milliers de bateaux, conteneurs, camions, et tonnes de CO2 nécessaires pour faire produire à l’autre bout du monde. Il serait hypocrite d’occulter également les conditions inhumaines dans lesquels évoluent les travailleurs du tiers monde. On met au chômage des gens en Europe, pour exploiter des enfants en Asie. Logique criminelle.
Mise en place du localisme : nous sommes conscients que les actionnaires des grandes entreprises ne vont pas, du jour au lendemain, préférer l’intérêt général et le bien commun à leurs profits astronomiques réalisés grâce aux délocalisations. De ce fait, le pouvoir politique pourrait, s’il devenait identitaire, contraindre les puissances de l’argent. Pour inciter les consommateurs à penser local, nous proposons la mise en place de la détaxation à la proximité. Le principe est simple. Plus un produit est fabriqué loin, plus il est taxé. A l’inverse, plus un produit est conçu proche de son lieu de consommation, moins il est taxé. C’est un protectionnisme intelligent à géométrie variable, qui permet de remettre de la logique dans l’activité économique. Grâce à cette fiscalité, acheter un produit fabriqué à 6 000 kilomètres sera plus couteux que d’acheter un produit fabriqué en Europe, qui sera lui-même plus couteux que d’acheter un produit conçu dans sa région.
Economie : D’un point de vue économique, cela permettrai de RELOCALISER les activités de production en Europe. On estime qu’environ deux millions d’emplois ont été détruits depuis le début des délocalisations dans les années 1980. Si les entreprises veulent toujours vendre leurs produits aux européens (qui pourraient se passer d’un tel marché ?), alors, pour rester compétitives, elles devront rapatrier leurs unités de production en Europe, à défaut d’être lourdement taxées. Cela n’empêchera en rien à ces entreprises, de rester implanter sur les marchés émergents. Le localisme n’est pas un système qui interdit ou contraint. Il vise simplement à favoriser nos économies locales. Faire passer l’intérêt des peuples d’Europe est plus important que de penser aux marges toujours plus grandissantes réalisées par les grandes entreprises de l’économie mondiale.
Ecologie : Les activités de transport sont responsables, dans nos économies modernes, d’environ 23% des émissions totales de CO2. Soit un quart de la pollution totale générée par la société de consommation. A l’heure où les discours « écolos » pullulent dans la société, au travail, à l’école, dans le monde de la culture, cela ne choque encore personne de faire venir des produits de l’autre bout de la terre, uniquement pour satisfaire des actionnaires gourmands. Le transport est l’outil principal de la mondialisation. Et le transport repose sur l’utilisation de l’énergie fossile. On n’entend pas Europe Ecologie les Verts prôner la relocalisation et la fin de la mondialisation. Sont-ils écologistes, ou simplement des marxistes déguisés ? Pour des raisons écologiques évidentes, le localisme est là encore, la solution la plus adaptée.
Lien social : Dernière vertu du localisme, il permettra de reconstruire le lien social dans notre société atomisée, dans laquelle l’individu est Roi, et le sens de la solidarité absolument inexistant. En effet, la relocalisation des activités économiques, serait un incroyable facteur de cohésion sociale.

« Mon pote Alexandre a ouvert son restaurant à côté de la nouvelle usine PSA qui a ouvert ses portes en Février 2017. En plus, il parait que Adidas va ouvrir également une unité de production de ballon de foot pas très loin, d’ici un an. Il va donc certainement devoir embaucher deux serveurs supplémentaires. Julien, lui, a finalement repris la vieille exploitation d’arbres fruitiers de son père. On s’est toujours dit que ça ne marcherai jamais, mais depuis que ses abricots sont francs de TVA pour ses clients régionaux, et bien il est moins chère que ses concurrents marocains. Du coup il peut vivre sereinement de son métier. En plus, les gens préfèrent savoir d’où viennent leurs fruits, avec ces scandales à répétition sur la nourriture, ils préfèrent passer outre la grande distribution. Avec la réapparition de l’industrie du textile, on s’est rendu compte que la France manquait terriblement de jeunes qualifiés dans le domaine des machines-outils. Du coup, quatre DUT ont ouverts leur portes en région sud-est pour pallier au plus vite à ce manque de main d’œuvre. C’est des métiers dans lequel tu es sûr de trouver du travail, et en plus, plutôt bien payé. Depuis que les usines reviennent en périphéries des grandes villes, là où les terrains sont peu chères mais bien connectés au réseau routier, les espaces ruraux avoisinants renaissent. Les ouvriers peuvent à nouveau faire l’acquisition de petites maisons, les écoles ré ouvrent, et les petits commerces fleurissent. Bon, il y a toujours un problème, c’est que Nike et Apple n’ont jamais voulu ouvrir de lignes de production en Europe. Du coup, on est obligé de se saigner pour acheter les dernières chaussures à la mode ou le dernier gadget, car ils sont taxés à 70%. Déjà que ce n’est pas donné. En même temps, en 2013, on le faisait en payant tout à crédit, en plusieurs fois. Maintenant qu’on a du boulot, ça coûte plus cher, mais on peut se le permettre de temps en temps. Et puis, on a appris que le bonheur ne passait pas forcément par la consommation. »

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