Sonnet à la ville de Lyon

Sonnet à la ville de Lyon

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pont bonaparte

 

Au XVIème siècle déjà, Joachim du Bellay, célèbre poète français, trouvait à la ville de Lyon un agrément sans pareil…

 

Scève, je me trouvais comme le fils d’Anchise
Entrant dans l’Elysée, et sortant des enfers,
Quand après tant de monts de neige tous couverts
Je vis ce beau Lyon, Lyon que tant je prise.

Son estroite longueur, que la Saône divise,
Nourrit mil artisans, et peuples tous divers :
Et n’en desplaise à Londres, à Venise, et Anvers,
Car Lyon n’est pas moindre en fait de marchandise.

Je m’estonnais d’y voir passer tant de courriers,
D’y voir tant de banquiers, d’imprimeurs, d’armuriers,
Plus dru que l’on ne voit les fleurs par les prairies.

Mais je m’estonnais plus de la force des ponts,
Dessus lesquels on passe, allant delà les monts,
Tant de belles maisons, et tant de métairies.

 

Sonnet 137 – Les Regrets – Du Bellay

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