La mort de Mamie loto soulève la question de la hiérarchisation des peines

La mort de Mamie loto soulève la question de la hiérarchisation des peines

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 La mort de Mamie loto soulève la question de la hiérarchisation des peines



Le jour de Noël est habituellement synonyme de joie et de bonheur mais malheureusement pour la famille Bert, le 25 Décembre ne résonnera plus seulement comme le jour de la naissance du Christ mais surtout comme le jour de la perte d’une de leurs proches. 
En effet, quelle tristesse aujourd’hui de découvrir le décès de celle que les médias surnommait « mamie loto ». 
Vous vous demanderez alors pourquoi nous nous intéressons à ce décès alors que des milliers de personnes meurent chaque jour en France ? C’est parce que Yvette Bert n’est pas décédée seulement suite à un problème de santé ou à un accident comme la plupart des personnes dans notre pays, mais suite à une décision de justice ! Il nous semble alors primordial de dénoncer cette injustice afin que cela ne se reproduise plus ! 

Avant de poursuivre, remémorons nous les faits. En Novembre dernier s’ouvrait le procès d’Yvette Bert. Il lui était alors reproché, entre autre, d’avoir organisé des lotos clandestins et d’avoir utilisé un fourgon appartenant à une association. La pauvre Yvette ne comprend alors pas les accusations qui lui sont portées et les yeux pleins de larmes elle tente de se défendre: « Je n’ai jamais volé d’argent, tout était reversé à l’association que nous avions créée afin d’aider les handicapés, les familles défavorisées du quartier…», « je n’ai utilisé le fourgon que dans le cadre de l’association afin d’aider à se déplacer des personnes qui étaient dans l’incapacité de le faire ».
Mais l’accusée a beau se justifier rien n’y fait, le juge impassible et soucieux du respect de la justice la condamne à 6 mois de prison avec sursis et à 123000 euros d’amende (il faut savoir qu’Yvette était âgée de 77ans et percevait une retraite de moins de 700 € par mois…).
A la suite du procès, une journaliste lui demande si elle sait ce qu’elle va faire maintenant, elle répond timidement « Oui je sais, je vais mourir ». 
« Mamie loto » n’avait en effet plus l’envie de se battre après l’humiliation de cette condamnation et s’est éteinte moins de 2 mois après sa condamnation. 
Sans pour autant négliger l’âge avancé et le faible état de santé de Mme Bert, il apparaît évident que le choc psychologique subi par cette condamnation a fortement joué dans le décès de cette dernière. 

Outre le drame personnel, cette affaire permet de se poser la question de la hiérarchisation des peines. Autrement dit, comment le système judicaire estime-t-il la sanction qui doit être attribuée à l’accusé ? Théoriquement, mis à part le maintien de l’ordre public, la justice a pour fonction de condamner les auteurs d’un crime ou d’un délit à la hauteur de la gravité de leur acte. Théoriquement toujours, la justice appliquerait donc des peines en fonction seulement de la gravité des actes et ne serait influencée par aucun facteur. Le temps de Jean Valjean où un pauvre bougre était condamné à des années de bagne pour un simple vol à l’étalage est donc révolu ! 

Seulement voilà, la réalité est tout autre. Il suffit de comparer la condamnation de « mamie loto » à celle d’une de ces pseudos-féministes nommées Femen : un mois de prison avec sursis pour exhibition dans une église, pour se rendre compte que notre justice ne fait pas preuve d’une impartialité à toute épreuve. 

La justice n’est-elle pas censée représenter la volonté du peuple ? Le peuple français exprime-t-il plus de mépris envers ses aïeux vouant corps et âme à aider leur prochain qu’envers des exhibitionnistes profanatrices ? Et bien non messieurs les juges ! Et il est grand temps que cette justice cesse d’être le bras armé du gouvernement socialiste pour qu’elle retrouve sa fonction première : exprimer la volonté du peuple à travers les jugements. 

Oui, le peuple français tient à ses églises et ne veut pas qu’elles soient profanées. Oui, le peuple français est respectueux de ses aïeux et n’accepte pas que l’on condamne un des leurs si injustement. Non, le peuple français n’est pas formé que de personnes individualistes mais il sait être solidaire. Non, le peuple français n’accepte pas que ce soit une fois de plus les plus démunis qui trinquent quand dans le même temps les politiques accusés de détournement de fond ou de fraude fiscale ne sont pas inquiétés par la justice. Oui, nous pensons qu’il est grand temps que les juges renouent avec les réalités du terrain et qu’ils cessent de faire le dos rond au gouvernement socialiste, pour qu’enfin la justice redevienne ce qu’elle aurait toujours dû rester : l’expression du peuple !

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