Révoltes

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Révoltes

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Résumer l’identité lyonnaise en s’arrêtant uniquement sur ses spécificités culinaires, artistiques ou architecturales serait une offense pour cette vieille cité bimillénaire. On ne l’apprend malheureusement pas dans les écoles lyonnaises mais la ville est aussi connue pour les nombreuses révoltes qui ont forgées son histoire, le caractère de ses habitants et parfois même son paysage.
C’est au XIIème siècle qu’on recense les premières révoltes Lyonnaises. A l’époque, les gones et les fenottes descendent dans la rue principalement pour des raisons fiscales, l’impôt régi par des archevêchés ressemblant plus à des seigneurs de guerre qu’à des hommes d’églises, n’hésitant pas à mettre la ville à feu et à sang pour ne pas reculer face aux associations de marchands ou aux bourgeois, industriels et banquiers un peu plus tard. Sous la couronne française, ce sont les privilèges accordés à d’autres bourgs ou retirés à Lyon qui feront dresser les barricades dans la ville.

A partir du XVIème siècle, les révoltes purement sociales font leur apparition à Lyon, conditions de travail dans les imprimeries, dans le secteur du textile et toujours des revendications fiscale face à l’impôt du royaume de France. La grève devient un moyen incontournable pour  faire plier les prévôts et les décideurs mais on dénombre également des violences sur les prévôts et leurs gardes. La fin du XVIème est marquée par une guerre féroce entre catholiques et protestants, des prêtres sont agressés, des monuments sont attaqués et l’hôtel de ville est pris d’assaut par les protestants aidés par le Baron des Adrets. Lorsque les catholiques reprennent la ville en main, c’est la peste qui viendra créer un autre trouble dans la ville.

Le XVIIème voit apparaître les première révoltes ouvrières au monde, impulsées par les canuts. Ces révoltes allant jusqu’au sacrifice des ouvriers pour pouvoir vivre dignement, c’est ainsi que sur leurs bannières on pouvait lire la célèbre devise des canuts  » Vivre en travaillant ou mourir en combattant « .

Les canuts, c’est plus de 200 ans de révolte pour pouvoir améliorer le quotidien de milliers de Lyonnais. Parmi elles, celle de 1831 verra les canuts s’emparer de l’hôtel de ville de Lyon, face à l’armée entraînée pour le combat ; les canuts déterminés mais désorganisés perdront plus de 600 hommes dans les batailles. A partir de 1789, alors que la révolution Française menée depuis Paris impose ses lois et ses homme sur l’hexagone, la ville de Lyon divisée mais pas forcément hostile à la révolution ne souhaite pas perdre ses privilèges ni se faire dicter ses lois par la capitale. En 1790 les problèmes d’approvisionnement de la ville et la vie chère créent de fortes tensions qui ne font qu’augmenter les divisions dans la ville et structurer un mouvement contre révolutionnaire. Du 9 août au 9 octobre 1793, la ville est soulevée contre la révolution et le siège de Lyon résiste à 10 000 face à 65 000. Il faudra 44 000 obus pour que Lyon tombe. A la suite de ces événements, la répression est sanglante, on instaure la terreur et la guillotine tourne à plein régime sur la Place des Terreaux pour tuer tout ce qui ressemble de près ou de loin à du sang bleu. En six mois on compte plus de 1700 guillotinés et cela entraîne une mauvaise image de la révolution.  On trouva comme solution de mitrailler directement les contre-révolutionnaires lyonnais dans des fosses communes au champ des Brotteaux, quartier éloigné du centre ville à l’époque.

Lyon forte de 200 000 habitants avant la révolution est passée à 100 000 habitants. Elle est déclarée ville affranchie par la convention avec la mention suivante  » Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus » et il est demandé de la détruire, fort heureusement seulement une cinquantaine de grandes maisons bourgeoises furent détruites et la ville retrouva son nom un an plus tard.

Pendant la seconde guerre mondiale, d’important réseaux de résistances fourmillent à Lyon, ils joueront un rôle considérable face aux Allemands. Le Général De Gaulle décerna même à la ville le titre de « Capitale de la résistance » le 14 septembre 1944.

Par la suite Lyon connue encore beaucoup de révolte sociales, également les premières révoltes des banlieues françaises et les plus grosses manifestations de résistance identitaires en France.

L’histoire lyonnaise est ainsi à l’image de ses eaux, bercée entre des périodes calmes et sereine comme la Saône et des périodes tumultueuses et ravageuse comme le Rhône.

Si ces quelques lignes sur l’histoire lyonnaise vous ont plu, nous vous invitons grandement à approfondir vos connaissances sur Lyon à travers un grand panel d’ouvrages spécialisés que vous pouvez trouver en librairie.

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